Après avoir publié le « manifeste » de RACINE marquant son opposition au projet de PLU révisé de Louveciennes (1), nous avons souhaité interroger son Président, François Arlabosse, sur le positionnement de son association à la suite du rapport du commissaire-enquêteur globalement favorable aux choix du maire, Pierre-François Viard, et de son adjointe à l’urbanisme, Anne-Laure Pozzo-Deschanel (2).

François Arlabosse est Président de RACINE mais également Vice-Président du CADEB, collectif d’associations de défense de l’environnement oeuvrant sur le territoire de la Communauté d’agglomération « Saint-Germain, Boucles de Seine »
La Tribune de Louveciennes – RACINE apparaît comme un des opposants les plus visibles au projet du PLU révisé que la majorité municipale s’apprête à approuver. Le commissaire-enquêteur vient de porter dans son rapport de juillet un jugement globalement favorable à ce projet de PLU. Quelles sont en résumé vos critiques ?
François Arlabosse – Le commissaire-enquêteur a en effet émis un avis favorable au projet de PLU de la municipalité. Toutefois une lecture attentive de ses avis et de ses recommandations montre qu’il a pratiquement repris toutes les remarques de RACINE. On regrettera que ses avis restrictifs ne soient pas formulés sous forme de réserves ce qui laisse planer les dangers les plus grands sur l’avenir de notre commune.
Rappelons que le dernier PLU de Louveciennes datait d’avril 2013 et que la municipalité a depuis pris conscience du bouleversement du contexte législatif et réglementaire induit par la loi ALUR de 2014, dont 51 articles sont consacrés au droit de l’urbanisme, avec pour but explicite de faciliter et d’accroître la construction de logements. Une des dispositions redoutable de cette loi étant la suppression du coefficient d’occupation des sols (COS), qui permet de bâtir sans notion de superficie un maximum de constructions. L’équipe municipale s’est fait élire sur des engagements très forts de préserver le cadre de vie de Louveciennes. Elle s’est donc trouvée face à un corpus législatif ne lui permettant plus de maîtriser son urbanisme et peut-être même ses promesses électorales.
Dans ce projet de PLU, de grandes orientations fort louables ont été définies par le biais du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) dont les grands axes affichés sont : « une ville verte dans un site remarquable », « un développement maîtrisé, équilibré et fonctionnel ».
Le slogan affiché par nos élus étant « Un PLU révisé pour protéger notre village » ! Or dans son projet de PLU révisé, la municipalité de Louveciennes se fixe contrairement à ses promesses électorales un objectif de 1.080 nouveaux logements sur les quinze prochaines années ce qui conduit à estimer que la population passera d’environ 7.100 habitants en 2014 à 9.300 habitants en 2030. Il s’agit là d’une accélération notable, le parc de logements à Louveciennes s’accroîtra de 35 %. Le nombre de Logements Locatifs Sociaux (LLS) prévu est de 600 afin de remplir l’objectif de 25 % de LLS exigé par la loi SRU/ALUR en 2025.
Le déficit actuel en logements sociaux n’est cependant que de l’ordre de 350 mais dans la mesure où l’on prévoit de construire sur la période à venir des logements dans le secteur dit « libre », le déficit passera à 600 de façon à aboutir et à maintenir le taux de 25 %. Le maire et sa majorité municipale justifient l’objectif de 1.080 logements par la nécessité de respecter la loi SRU/ALUR de 25 % de logements locatifs sociaux (LLS) mais également par des motifs financiers, la cession de terrains appartenant à la commune devant permettre de renflouer les finances.
RACINE estime pour sa part que ce chiffre de 1.080 logements supplémentaires aura un impact considérable sur les paysages, sur la circulation et le stationnement, sur les équipements publics et sur les finances de la commune, impacts qui sont soit ignorés, soit négligés. Ce qui est prévu par le PLU révisé est de fait en contradiction avec les objectifs affichés du PADD ! Et le commissaire-enquêteur dont la mission est de vérifier le respect formel des procédures que doit respecter la Mairie pour établir son PLU a consacré les quinze première pages de son rapport uniquement à la conformité du PLU aux procédures légales. Mais sur le fond, le reste du rapport contient de nombreuses et très fortes réserves qui doivent notamment aux objections de RACINE.
La Tribune de Louveciennes – De quelles réserves parlez-vous ?
François Arlabosse – Les réserves les plus sévères sont, sans conteste, celles relatives aux problèmes de circulation. Citons brièvement une partie de ce qu’écrit le commissaire-enquêteur à ce sujet : « La problématique de la circulation et de stationnement est déjà présente dans la ville de Louveciennes, en particulier aux heures de pointe le matin et le soir. La ville a demandé au bureau d’études ABTOO la réalisation d’une étude de circulation et de stationnement sur la commune. Un diagnostic de la situation existante a été présenté en septembre 2016, complété ensuite en novembre 2016 par une étude prospective de trafics futurs et scénarios de circulation. Une évaluation du scénario final retenu par la mairie a été élaborée fin avril 2017. Les principales mesures consistent en la mise en sens unique de plusieurs rues afin de provoquer des reports de trafic et réduire le transit dans le centre-ville, d’améliorer le carrefour N186 / rue Leclerc et autour de l’église. Une étude complémentaire d’accessibilité du projet Aqueduc a complété le dossier.
Je considère que ces études présentent un premier travail d’analyse significatif, mais les solutions proposées ne me semblent pas être à la hauteur du défi que constituera l’arrivée de plus de 2000 habitants sur les 13 années à venir jusqu’en 2030. »
Il nous semble que cela est non seulement juste mais fort pertinent. Nous regrettons cependant beaucoup que ceci ne soit formulé que sous forme de recommandations et non pas de réserves aux sens juridique du terme. Par ailleurs si le commissaire-enquêteur évoque des études sur la circulation, il convient de souligner qu’elles n’ont pas été publiées par la mairie contrairement aux promesses faites. Que cachent-elles donc ?
La Tribune de Louveciennes – RACINE a déposé des recours contre une modification simplifiée du PLU de 2013 et contre le permis de construire des logements chemin de l’Aqueduc. Quelles en sont les raisons ? Où en sont les procédures en cours ?
François Arlabosse – RACINE n’a pris conscience que progressivement de l’ampleur des programmes de constructions projetés, tant par l’ancienne municipalité que par la nouvelle, dans les quartiers du Cœur Volant et des vergers des Rougemonts. C’est par un travail patient et collaboratif que RACINE a fini par se forger une opinion de ce qui se dessinait derrière des vocabulaires et des terminologies abscons. Nous avons pu bénéficier des conseils avisés d’Yvelines Environnement et du CADEB, associations auxquelles RACINE adhère, pour connaître les possibilités d’agir qui s’offraient à une association comme la nôtre déclarée d’intérêt local d’usagers par la Préfecture.
L’opération a commencé par le déclassement selon une procédure de modification simplifiée du PLU concernant les parcelles AL 33 & 35 déclarées à tort en friche par la mairie alors qu’il s’agissait d’espace boisé classé à protéger (chemin de l’Aqueduc). Ce déclassement a été décidé dans l’urgence par le conseil municipal le 26 mai 2016 de manière à permettre la délivrance le 23 décembre 2016 d’un permis de construire à la société Domnis pour 89 logements sociaux.
La zone Coeur Volant est une zone en danger puisque classée en UC ce qui veut dire « Zone Centrale d’Enjeux» dans le PLU. Aux 89 logements déjà cités s’ajoutent ceux figurant dans l’Orientation d’Aménagement et de Programmation Coeur Volant de 45 logements.
C’est cet ensemble de faits soigneusement orchestrés sans que la population de Louveciennes puisse saisir vraiment les enjeux qui a amené RACINE avec Yvelines Environnement, avec la Fédération Patrimoine Environnement, et avec la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF), à déposer dans un premier temps un recours gracieux devant le Tribunal Administratif de Versailles. Celui-ci ayant été rejeté nous avons alors déposé un recours contentieux dont nous ne connaissons pas encore l’issue. Alerté par des réunions de quartier soi-disant publiques, nous avons également décidé, avec les riverains ayant intérêt à agir, à déposer un recours contre les permis de construire accordé à Domnis. Nous pensons ce faisant agir pour le bien général ; les réserves du commissaire-enquêteur concernant l’impact inévitable de ces projets sur la circulation à Louveciennes nous a conforté dans le bien fondé de notre action. Notons que le maire lui-même a reconnu publiquement que RACINE agissait conformément à ses statuts et à ses objectifs.
La Tribune de Louveciennes – Certains reprochent à RACINE de s’opposer à la construction de logements sociaux. Que répondez-vous à ce reproche ?
François Arlabosse – RACINE ne s’oppose nullement à la construction de logement sociaux. Nous sommes conscient des contraintes qui se posent à Louveciennes. Nous pensons néanmoins qu’une autre politique de logements est possible. La loi ALUR/SRU qui impose aux communes de plus de 3.500 habitants de disposer à l’horizon de 2025 de 25% de logements sociaux sur leur territoire présente de nombreux défauts par son caractère uniforme et par ses arrières pensées idéologiques. Il reste qu’il s’agit de la loi et les élus dans leurs décisions doivent la respecter. Nous proposons qu’on renonce à des grandes opérations qui conduisent à bétonner d’une manière excessive notre commune. Elles sont d’ailleurs financièrement de plus en plus difficiles à monter. La commune doit s’orienter vers des petites opérations dans le LLS, bien intégrées essentiellement dans le tissu urbain actuel, en lieu et place des grands ensembles à vocation uniquement sociale, à l’architecture massive, agressive et indigente dans le but de réduire les coûts de construction et ainsi de maximiser les marges bénéficiaires des promoteurs. Des opérations de ce type ont déjà été réalisées dans la commune, notamment rue Putelot, chemin du Coeur Volant et chemin de Prunay dans le neuf, impasse de la briqueterie dans l’ancien. On rappellera que le respect des obligations en matière de logements sociaux se fait dans le cadre de plans triennaux. Celui qui couvre la période 2017/2019 porte sur 72 logements, chiffre tout à fait compatible avec de petites opérations.
La Tribune de Louveciennes – A la suite d’une demande de RACINE, appuyée par une pétition de plus de 300 personnes, le commissaire-enquêteur recommande d’établir un diagnostic du patrimoine naturel et architectural de la ville de Louveciennes et de mettre en place un règlement pour un Site Patrimonial Remarquable (SPR). Pensez-vous avoir une chance de convaincre le maire de mettre en oeuvre ce dispositif protecteur de notre environnement ?
RACINE a essayé d’analyser et de décrypter aussi précisément que possible ce qui a été conçu et annoncé progressivement par la municipalité. Nous avons organisé un débat public sur les enjeux plus ou moins cachés du PLU qui fût fort riche et qui nous a motivé pour lancer une pétition pour la création d’une Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP) avec nos modestes moyens. Je crois qu’avoir recueilli presque 300 signatures à la date de fin de l’enquête publique pour la protection des terrains du Cœur Volant qui jouxtent l’aqueduc de Louveciennes et les vergers de Rougemonts (avec ses centaines d’arbres fruitiers) est un succès notable. Pour éviter une «catastrophe», RACINE a demandé instamment qu’une « aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine » (AVAP) pour l’aqueduc de Louveciennes, le Cœur Volant et les Vergers des Rougemonts soit mise en place très rapidement et concomitamment à la procédure de révision en cours du PLU. Cette formule de protection encadrée et contrôlée par l’État, qui sera bientôt rebaptisée « site patrimonial remarquable » (SPR), est une disposition au coût modeste mais aux effets très bénéfiques. Nous ne pouvons que nous réjouir du fait que le commissaire-enquêteur dans ses réserves ait repris à son compte cette demande qui nous semble relever du bon sens pour la sauvegarde du caractère unique de Louveciennes, ville des Impressionnistes. Nous pensons qu’une commune qui ne tiendrait pas compte des observations du commissaire-enquêteur ouvrirait la possibilité d’une contestation juridique du PLU avec de grande chance de perdre en justice.
La Tribune de Louveciennes – Envisagez-vous une contestation en contentieux du PLU s’il était adopté en l’état par le conseil municipal ?
François Arlabosse – Je dois dire que nous avons repris espoir avec la décision en date du 20 juillet 2017, de la Cour administrative d’appel de Versailles qui a annulé le PLU de Bougival suite au recours intenté par l’association Patrimoine & Urbanisme de Bougival, plusieurs autres associations (comme le CADEB) et des particuliers. Le tribunal a retenu les arguments des défenseurs de l’environnement et relevé que la ville de Bougival commettait une « erreur manifeste d’appréciation », du fait notamment de « l’atteinte portée à la protection des sites et des paysages par l’effet de la suppression d’espaces boisés classés présentant un caractère remarquable », en particulier sur la colline dite des Impressionnistes. Cette décision de justice favorable à l’environnement est l’aboutissement d’un long combat mené par Patrimoine & Urbanisme depuis 2012 et qui est dans la lignée de ce que RACINE défend depuis sa création en 1989.
Nous avons peut-être une chance, même au prix d’une lutte aussi valeureuse que celle menée par Patrimoine et Urbanisme, de convaincre Monsieur le Maire de Louveciennes de mettre en place le dispositif protecteur appelé « site patrimonial remarquable » (SPR).
(Entretien réalisé en septembre 2017)
(1) Cf article du 11 août 2017 « Racine prend position contre le PLU révisé » >>> https://louveciennestribune.fr/lassociation-racine-prend-position-contre-le-plu-revise/
« Quand un commissaire-enquêteur contredit l’Etat le Département » >>> https://louveciennestribune.fr/quand-un-commissaire-enqueteur-contredit-letat-et-le-departement/
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L’association Racine a son siège : Résidence Dauphine – Pavillon Joffre 78430 Louveciennes
Site internet : https://racinelouveciennes.wordpress.com
Compte Twitter : @AssoRacine
Courriel : association_racine@orange.fr
« »Par ailleurs si le commissaire-enquêteur évoque des études sur la circulation, il convient de souligner qu’elles n’ont pas été publiées par la mairie contrairement aux promesses faites. Que cachent-elles donc ? » »
On attend..
Excellent article
François ARLABOSSE suggère que c’est l’évolution du corpus législatif qui aurait forcé l’équipe municipale à trahir sa promesse électorale de « dé-densifier le PLU 2013″…
Pas du tout! La règle des 25% de logements sociaux date de 2013: elle était bien connue des responsables de l’urbanisme réélus en 2014, et c’est la première cause du bétonnage de Louveciennes.
Jules n’accablons pas trop notre maire. Le bétonnage de Louveciennes est la conséquence directe de la loi sru et alur. Sans ces lois malfaisantes, l’urbanisme de Louveciennes aurait évolué d’une manière plus progressive, plus mesurée. Lois malfaisantes édictées par des malfaisantes/malfaisants comme Duflot sous le patronage du plus mauvais président de la Vème, Hollande. Qu’il se taise celui-là. Qu’il ne ramène plus sa fraise. Qu’il profite des 15.000 euros par mois que la République lui alloue (avec quelques autres avantages). Dire que ce type nous a fait un numéro en désignant ls riches à plus de 4.000 euros. Du balais pour ce médiocre…. direction poubelles de l’histoire
C’est le rappel des faits qui est accablant!
D’ailleurs, pour faire taire les grincheux, que la mairie fasse l’effort de rédiger et diffuser à ses citoyens le bilan de ses actions à mi-mandat, à l’instar de certaines communes environnantes!
RACINE c’est combien de divisions ? cette assoc ne pèsera pas lourd face à l’obstination et aux intérêts du maire.
Bonsoir.
Petit HS mais il n’est plus possible de mettre un message sur le sujet de la fibre optique.
J’ai vu des techniciens fibrer après le pont SNCF pas loin de Montbuisson.
Concernant les questions de circulation et de stationnement, vous mentionnez l’étude du cabinet ABTOO et comme principale mesure proposée « la mise en sens unique de plusieurs rues afin de provoquer des reports de trafic et réduire le transit dans le centre-ville ».
Il est difficile de dire, sans pouvoir consulter cette étude, si la mise en sens unique de plusieurs rues en centre-ville (une des rares informations communiquées sur cette mystérieuse étude, dont on entend parler depuis plus d’un an …) permettra de réduire le trafic de transit.
Par contre, ce qui est prévisible, ce sont :
– une gêne pour les Louveciennois dans leurs déplacements,
La mise en sens unique de rues étroites n’améliore rien. Certes, il y a un gain de temps dans un sens, mais une perte de temps beaucoup plus importante dans l’autre sens, puisqu’il faut faire un détour plus long.
Prenons l’exemple de la mise en sens unique du goulet d’étranglement devant la Société Générale entre la Mairie et la place de l’Eglise. Si le sens unique est dans le sens Mairie vers place de l’Eglise, il sera plus facile de franchir dans ce sens le goulet ; mais pour revenir de la place de l’Eglise à la Mairie, il faudra prendre la rue du Gl Leclerc, la rue de la Croix-Rouge, puis la rue de Voisins et le rue de la Paix : 50 mètres dans un sens, près d’un kilomètre dans l’autre … La problématique est la même si le sens unique est dans l’autre sens.
On peut faire les mêmes constats pour la mise en sens unique de la rue de l’Etang et la rue de Voisins (devant les tennis), pour ne citer que ces deux rues.
– et un risque pour la sécurité des déplacements.
L’allongement important du temps de déplacement dans un sens aura un impact évident sur la vitesse des véhicules (incitation à rouler plus vite pour rattraper le temps perdu pendant ce trajet plus long), avec un accroissement du risque pour les piétons et les cyclistes.
C’est ce que l’on constate rue Vigée-Lebrun depuis la mise en sens unique de l’allée des Soudanes devant le Carrefour Market.
Un double constat peut être fait :
– la difficulté d’augmenter « l’offre de voirie », en l’absence de possibilité d’élargir les rues de Louveciennes. Dans le PLU, les élargissements de voirie, peu nombreux, concernent la réalisation, ou l’élargissement, de trottoirs pour améliorer la sécurité des déplacements piétons.
– la difficulté d’augmenter l’« offre de stationnement », sauf à la marge. Les quelques projets envisageables de stationnement souterrain posent des problèmes de faisabilité et/ou de rentabilité. Quant à la promesse électorale de PF Viard de mettre en place un stationnement payant à la gare pour les non-Louveciennois, afin de les décourager de venir s’y garer, on n’en entend plus parler.
Au regard de ce double constat, les solutions (qui ne sont pas développées ici faute de place) sont à rechercher dans :
– le développement des modes de transports alternatifs à la voiture, en privilégiant les déplacements à pied, peu couteux à mettre en œuvre,
– une meilleure organisation du stationnement (par ex., réglementer la rotation des places selon leur utilisation : arrêt minute, arrêt 30 minutes, longue durée) et une réduction de la demande de stationnement (c’est le sens du développement des circulations douces et des transports en commun).
Tout se tient : développer les modes de transports alternatifs à la voiture, et notamment les circulations douces, c’est désencombrer le centre village en réduisant le trafic automobile ; c’est aussi réduire (ou limiter) la demande de places de stationnement en centre village, au centre commercial des Clos ou à la Gare.
Encourager le développement des modes de transports alternatifs à la voiture, n’est-ce pas un bel objectif pour l’association RACINE ?
Michel Zourbas
@ Michel Zourbas
Vous avez raison de souligner que le raisonnement en matière de circulation et de stationnement doit être global (« tout se tient »). A cet égard, il faut inclure dans la réflexion les stationnements privés (garages, places de parking…) ; comme le stationnement le long des voies est gratuit, il est plus rationnel économiquement parlant de s’y garer plutôt que de louer ou d’acheter un emplacement pour garer sa voiture. Et ceci vaut également pour le parking de la mairie où les voitures-ventouses sont nombreuses.
« »la mise en sens unique de plusieurs rues afin de provoquer des reports de trafic et réduire le transit dans le centre-ville » »
Tout ce tient en effet, mise en sens unique de certaines voies dangereuses actuellement a cause des accélérations pour ne pas se croiser notamment pour les piétons et les PMR, fluidité nulle du traffic etc..cette option prévoit également d’élargir les trottoirs, enfin, on peut se dire que la voiture n’est plus au centre (si vous regardez une rue en coupe vous voyez que 80% de sa surface est dévolue a l’automobile)
Le parking de la gare n’est pas extensible, c’est vrai alors proposons une solution intelligente « le réserver en priorité au covoiturage de 3 personnes au moins » payant pour les autres par exemple.
« »développer les modes de transports alternatifs à la voiture, et notamment les circulations douces, c’est désencombrer le centre village en réduisant le trafic automobile » »
Oui bien sur, la mise en sens unique de certaines voiries, avec des trottoirs élargis est une manière intelligente de proposer d’autres mode de transports intra muros, des voiturettes électriques par exemple.
« »Si le sens unique est dans le sens Mairie vers place de l’Eglise » »
C’est exactement ce qu’il faut faire, et ça aurait du être fait depuis des lustres, en faire une sortie et non pas un accès! Actuellement dés qu’un livreur veut rentrer sur la place c’est une calamité pour les conducteurs d’en face qui doivent reculer si ils le peuvent dans ce goulet..a chaque fois c’est la crise.
Bilan de mi-mandat de M. Viard et de son équipe :
1/ On ferme les passages piétons :
3 rues ont été fermées sans que l’on comprenne vraiment pourquoi (principe de précaution?) et surtout comment cela va être réglé dans les prochains mois (attentisme et tant pis pour les piétons qui doivent trouver d’autres chemins)
Passage du Regard (entre Montbuisson et Dauphine)
Chemin de la mi-côte
Passage du chemin de fer Rue de la Paix
2/ On bétonne massivement en détruisant les paysages
Effroyable programme des Plains Champs et bientôt Rougemont (destruction des vergers)
Consternant programme des Vallées (en bas de Prunay) avec un immeuble digne des plus immondes HLM gâchant définitivement la vue sur la Seine (alors que les HLM juste au dessus Hameau de la Ferme étaient plutôt réussis)
Ahurissant programme immobilier sous l’Aqueduc qui va dénaturer le site, développer un passage massif de véhicules (alors qu’il fallait construire sur le Terrain Gaudet)
3/ On augmente massivement les impôts en baissant la qualité de service
4/ On fait tout ce qu’on reprochait à l’ancienne équipe.
Il faut virer ces NULS avant que la ville soit définitivement détruite.
@Antoine
…une 4ème voie vient d’être condamnée depuis plus d’un mois maintenant: le Chemin de Vaullions qui relie le Chemin du Coeur Volant à l’avenue de l’Abreuvoir (Marly le Roi). Un arbre vient de s’effondrer, parmi tous les arbres dangereusement branlants de la petite forêt – jamais entretenue – qui jouxte ce chemin.
Décidément, pour les promeneurs, Louveciennes vaut largement le détour!
@ Jules.
Monsieur Viard saura faire preuve de créativité pour expliquer que ce n’est pas de sa faute :
– C’est la faute des arbres qui poussent et qui tombent. Abattons les tous (cf. le carnage qu’il a laissé faire par la SNCF le long des voies de chemin de fer)
– C’est la faute de l’Etat et de la loi SRU : construisons des logements sociaux la place du bois des Vauillons (Cf. programme sous l’Aqueduc ou en bas de Prunay)
– C’est la faute du précédent Marie qui a laissé pousser les arbres. Mettons en place un comité de réflexion sur les arbres qui poussent, faisons différents essais avec diverses variétés d’arbres et laissons passer du temps, beaucoup de temps (cf. gestion calamiteuse des pavés de la place de l’église).
Viard : parfait exemple de procrastination et de « c’est pas ma faute ».
Pourquoi ce silence de la tribune de louveciennes qui ne rend plus compte des séances du conseil municipla. Peur de déplaire ?
Réponse à @ silence
Nous avions pris la décision de ne plus publier systématiquement des articles relatant les séances du conseil municipal.
Nous utilisons notre compte Twitter >>> https://twitter.com/Tribune78430 >>>> pour résumer les principaux points traités (dans la limite des 140 caractères par tweet) ; par ailleurs, tout le monde peut suivre la video des séances du conseil municipal en direct ou en différé ; certes c’est parfois barbant mais avec un peu de patience on peut tomber sur des moments plus vivants. Précisons que les moments barbants sont inévitables car il y a un côté très administratif dans la présentation et le vote des délibérations.
Nous continuerons en revanche à produire des articles lorsque le conseil traitera des sujets que nous jugeons importants comme le budget, le Plu…..
La séance du 12 octobre 2017 était de type très administratif avec de longues séquences consacrées aux rapports d’activité 2016 des syndicats auxquels adhère la commune.
La garantie financière accordée par la commune à des bailleurs sociaux a donné un bref échange lorsqu’il a été question de celle accordée à Domnis chargée de construire l’ensemble immobilier dit de l’Aqueduc. André Vanhollebeke (opposition) a marqué son désaccord sur l’opération, le maire, Pierre-François Viard, a indiqué que l’opération allait se poursuivre en dépit des recours qui ne sont pas suspensifs.
La contestation du déploiement des compteurs Linky sur le territoire de la commune a donné lieu à un débat parfois confus. Quelques habitants de Louveciennes se sont émus de ce déploiement et veulent le stopper. Ils estiment que ces compteurs recèlent de graves dangers en matière de santé et de confidentialité d’informations.
Ils sont intervenus avant l’été et ont obtenu du maire la
création d’une commission extra-municipale chargée de faire un rapport avant le 1er décembre 2017. Cette commission composée de conseillers municipaux et de personnes intéressées ayant posé leur candidature n’a été officiellement intronisée que le 12 octobre 2017. Elle est présidée par Philippe Delarue, maire-adjoint.
Au cours de cette même séance un projet de délibération était soumis aux conseillers visant à demander à ENEDIS de suspendre le déploiement des compteurs intelligents Linky jusqu’au 31 décembre 2017.
Entretemps, est arrivé en mairie une lettre du sous-préfet précisant que la commune n’avait pas compétence dans ce domaine et que toute décision visant à l’interdiction des compteurs Linky serait illégale.
N’étant pas expert, nous ne nous prononcerons évidemment pas sur les dangers potentiels que pourraient receler ces compteurs. L’histoire récente a montré que les développements scientifiques et techniques pouvaient conduire dans de nombreux domaines à de graves effets, en matière de santé notamment (les engrais chimiques, l’amiante,…). Mais il y a d’un autre côté un dogmatisme, un occultisme de certains qui refusent a priori un examen objectif des dossiers au mieux des connaissances actuelles.
Deux remarques.
Cette commission extra-municipale créée à la suite d’une demande insistante de quelques habitants a abouti au bout d’un certain nombre de semaines à ce qui ressemble à ces fameux comités Théodule que nos gouvernants créaient pour se débarrasser d’un problème.
2. Quelle crédibilité accorder aux prises de position de cette commission ? Ses membres sont des personnes de bonne volonté mais pas des experts. Maintenant s’il s’agit simplement de recueillir des informations sur les avantages et les inconvénients des compteurs Linky et de les diffuser à la population, pourquoi pas. Pour la suite, on ne voit pas le maire, et cela a été rappelé le préfet, prendre une décision (illégale) d’interdiction totale des compteurs Linky sur le territoire de la commune. Ne restent plus que des décisions individuelles et là on connaît déjà la procédure cf « Peut-on refuser l’installation de Linky ? » >>>> https://www.fournisseurs-electricite.com/guides/procedure/refuser-linky
Bonjour.
J’ai entendu dire que le maire voulait mettre en sens unique la rue du Maréchal Joffre (celle qui part de la Poste). Elle serait uniquement en montée.
La circulation se reporterait sur la rue du Général Leclerc que je trouve + dangereuse car elle n’est pas très large.
La pétition se trouve à la pharmacie de l’église.
Ce maire fait vraiment n’importe quoi.
Concernant le goulet d’étranglement près de la banque, il faudrait interdire la circulation des véhicules utilitaires et mettre une priorité de passage (comme en face du parc des 3 grilles près de l’école Leclerc).
@Vincent
Divers projets de mise en sens interdit de certaines voies font en effet actuellement l’objet de discussions entre les membres de l’équipe municipale puis en commission.
Des études confiées à des bureaux d’études ont été remises en mairie au mois d’avril dernier et devaient être dans la foulée présentées notamment en comités de quartier. Jusqu’à présent il n’en a rien été.
Le commissaire-enquêteur dans son rapport sur le PLU révisé a fait allusion à ces études et a souligné que de sérieux problèmes de circulation allaient se poser notamment avec l’arrivée de 2000 habitants supplémentaires.
Il serait souhaitable que ces études et les projets qui en découlent puissent être discutés avant l’approbation du PLU révisé qui doit intervenir avant le 31 décembre 2017.
@ La rédaction
Merci pour les précisions.
Le maire, sur des sujets comme le PLU ou la circulation dans la ville, devrait consulter ses administrés. Or il veut mettre en place des projets dans notre dos et en faisant n’importe quoi.
À quoi servent les comités de quartier s’ils ne peuvent pas exposer leurs idées ?
Je ne sais pas si le maire lit ce blog mais il devrait prendre en compte les idées intéressantes émises par les intervenants.
J’espère que la mise en sens unique de la rue du Maréchal Joffre ne se fera jamais. À la rigueur elle pourrait être réaménagée notamment au niveau de la rue Georges Blandon car beaucoup d’automobilistes roulent vite (il y a la priorité à droite qui est souvent peu respectée). Il faudrait aussi améliorer la signalisation qui est mal faite.
C’est vrai que le nouveau plan de circulation s’adosse en partie aux projets de constructions du PLU.
Beaucoup d’intervenants dans l’enquête publique ont manifesté leurs craintes d’une circulation bien problématique à l’avenir.
Le nouveau plan aura des conséquences directes et immédiates sur la vie quotidienne des Louveciennois: il serait donc impératif d’en débattre.
Apparemment, la mairie préfère orienter la concertation des citoyens vers l’installation des compteurs Linky…et rencontrer l’indifférence quasi générale!
« »Le commissaire-enquêteur dans son rapport sur le PLU révisé a fait allusion à ces études et a souligné que de sérieux problèmes de circulation allaient se poser notamment avec l’arrivée de 2000 habitants supplémentaires » ».
« »Il serait souhaitable que ces études et les projets qui en découlent puissent être discutés avant l’approbation du PLU révisé qui doit intervenir avant le 31 décembre 2017″ ».
@laredaction, exact ce commentaire de simple bon sens.J’approuve.
« »Le plan de déplacements d’une collectivité doit, à défaut d’être un préalable à l’élaboration des documents d’urbanisme, une pièce pleine et entière dans le cadre des études du document, d’une façon suffisamment aboutie pour permettre de prévoir les emplacements réservés (ER) nécessaires à la réalisations des équipements et infrastructures de mobilité: voies vertes, pistes cyclables, aires de co-voiturage ou d’auto-stop dynamique, arrêts bus/navettes… » »
Art de la diversion :
Faire semblant de contester le compteur Linky (qui sera déployé dans la France entière, sans encombre…) pour détourner l’attention des vrais sujets:
Augmentation scandaleuse des impôts locaux
Baisse de la qualité des services municipaux
Bétonnage massif des espaces boisés
Augmentation insupportable du nombre d’habitants
Flux de voitures impossible à absorber
Et, au final, forte dégradation de la qualité de vie dans la commune…
Bravo Viard et son équipe… Mais parlons plutôt du compteur Linky…
Le plan de circulation commence donc à être discuté. Après l’adoption du PLU…. Une réunion publique aura lieu le 13 février avec en première ligne face à la foire d’empoigne prévisible le cabinet qui a réalisé l’étude sur la circulation actuelle, qui a fait des prévisions sur les prochaines années et qui évoquera des pistes pour tenter de contenir le problème et la dégradation prévisible de la qualité de vie dans la commune.
Car problème il y a, avec un constat de près de 50% de trafic de transit, et des prévisions alarmantes à horizon 2025 avec doublement prévisible du trafic en raisson des différents programmes immobiliers en cours ou à venir, sans même parler de l’accroissement constant dans la région, avec de très gros points noirs rues de la Princesse et du Maréchal Joffre.
Chacun voyant natuellement midi à sa porte, un consensus sur les mesures à prendre (sens uniques, boucles visant à allonger les temps de parcours et à faire limiter enfin la vitesse pour dissuader le trafic de transit…) va être très difficile à trouver…