
Le drame des réfugiés fuyant les zones de guerre de Syrie et d’Irak ne peut laisser insensible. Leur accueil en France et plus particulièrement au niveau de la commune n’a pas été absent du débat du dernier conseil municipal de Louveciennes (1). L’initiative du débat revient à Pascal Leprêtre (PS-PLUS). Dans son intervention, il s’est tout naturellement référé aux décisions prises au niveau national par Bernard Cazeneuve, Ministre de l’intérieur et au niveau régional, par le conseil d’Ile-de-France. Le 12 septembre dernier à Paris, lors d’une réunion avec les maires, le Ministre de l’intérieur a détaillé les moyens pouvant être mis en œuvre par les villes pour faciliter l’accueil des réfugiés, et a encouragé les initiatives locales permettant d’offrir un accompagnement complémentaire de celui organisé par l’État (2). Le 24 septembre, le conseil régional, dans son ultime séance plénière, a appelé les communes franciliennes ainsi que les acteurs concernés à se mobiliser pour l’accueil et l’hébergement des réfugiés, et a décidé la mise en œuvre d’un plan d’urgence exceptionnel (3).
Pascal Leprêtre s’adressant au maire, Pierre-François Viard, lui a demandé sa « position sur ce drame humanitaire et les mesures » qu’il « envisage de mettre en œuvre dans le cadre de cet effort national d’accueil des réfugiés. »
Le maire et Florence Esnault, maire-adjoint aux Affaires sociales, ont insisté sur les difficultés voire l’impossibilité d’accueillir des réfugiés à Louveciennes sans une aide substantielle de l’Etat, qui pour le moment fait défaut. Ils ne doutent pas de « la bonne volonté » des Louveciennois si l’Etat met les moyens.
Le maire estime tout d’abord qu’il faut avoir sur la question des réfugiés « une vision globale » et ne pas réagir d’une manière « émotionnelle ». Il évoque la conférence donnée à Louveciennes il y a quelques mois par un prêtre d’Irak et au cours de laquelle celui-ci avait dit que « Nous préférons rester sur nos terres ».
Pour l’exécutif communal, l’accueil des migrants pose des problèmes en termes sécuritaires, matériels et financiers.
Le premier aspect sur lequel insiste le maire est celui de la sécurité.
« Je ne peux faire causer le moindre problème à des personnes qui viendraient éventuellement sur le territoire de la commune et dont on ne connaît pas l’origine. J’ai lu récemment des articles qui pointaient le prosélytisme de certains imans sur des populations relativement fragiles ».
Il a également été fait état d’incidents cet été qui ont opposé des réfugiés (en fait des « faux réfugiés ») à la police municipale avec des « menaces de mort » et des difficultés dans le passé avec la communauté tchéchène (bagarres, refus d’envoyer les enfants à l’école).
Le deuxième aspect porte sur le logement. « La Mairie n’a pas de logements d’urgence, même pour les Louveciennois ». Florence Esnault cite le cas de femmes victimes de violences conjugales ou celui de personnes expulsées de leur logement et pour lesquels « nous sommes réduits à payer des chambres d’hôtel ».
Pour les logements sociaux, les droits d’attribution relèvent pour l’essentiel du Préfet. Le maire-adjoint souligne également la difficulté de dire à des gens qui sont sur une liste d’attente depuis 2 ou 3 ans, de laisser leur place à des réfugiés.
Le dernier aspect est financier. Le maire estime que nous n’avons pas actuellement les finances pour assurer dans de bonnes conditions de logement, de scolarisation… l’accueil des réfugiés.
« L’Etat a proposé 1000 € par réfugié, c’est se moquer du monde ! Si l’on veut les accueillir dignement c’est 13.000 € par réfugié et par an. Tant que l’Etat reportera le problème sur les maires, nous ne sommes pas d’accord ce qui ne veut pas dire qu’on n’est pas conscient de ce problème qui doit être étudié d’une manière plus approfondie. »
De son côté, Florence Esnault critique sévèrement l’action des pouvoirs publics sur la base d’expériences vécues à Louveciennes, notamment de réfugiés venant des Caraïbes à la suite d’un séisme ou de l’arrivée au pouvoir de dictateurs.
« Lors de l’accueil à l’aéroport, les représentants officiels sont là, on déroule le tapis rouge puis ensuite on les laisse dans la nature. (…) Ces réfugiés dont nous avons un certain nombre à Louveciennes sont mal logés, n’ont pas appris la langue car il n’y a personne pour s’en occuper, il n’y a pas les finances. (…) Passé le côté médiatique de la chose, personne ne répond du côté gouvernemental. (…)Accueillir de nouvelles personnes, oui à condition d’avoir les moyens et ne pas leur vendre du vent. (…) Les bonnes volontés, nous les avons, mais nous n’avons pas les infrastructures et des moyens financiers. Sinon, c’est complètement hypocrite, c’est se faire de la publicité… »
Le débat au conseil municipal s’est terminé sans début de solution. Celui qui l’a initié à savoir Pascal Leprêtre n’a pas repris la parole même lorsque Florence Esnault l’a interpellé en lui demandant : « Si vous avez une solution, moi je suis ouverte à toutes les propositions». A-t-il été convaincu pour autant par les arguments du maire et son adjointe aux Affaires sociales ? On peut en douter.
***
Tôt ou tard la question de l’accueil des réfugiés se reposera. Devant leur afflux on sent les responsables politiques perdus dans les chiffres, signe d’une grande confusion. Ainsi dans une même déclaration (5), Bernard Cazeneuve, Ministre de l’intérieur, l’un des hommes sérieux de l’équipe gouvernementale, indique que la France participera à la relocalisation de 120.000 migrants au niveau de la CEE alors qu’ils sont déjà 800.000 en Allemagne, que notre pays pour « soulager » notre voisin en accueillera (généreusement) dans les meilleurs délais 1.000 qui seront 30.000 dans les deux ans selon Manuel Valls. Peu d’observateurs pensent d’ailleurs que ce chiffre est réaliste, il sera nécessairement dépassé et largement (5). Aux réfugiés politiques s’ajouteront les migrants économiques venant de pays où la forte pression démographique ne donne pas de travail à tout le monde. Tout naturellement ils chercheront leur salut en Europe, peut-être moins en France où « l’inversion de la courbe du chômage » promise depuis des mois tarde à se produire.
FK
La photo est de l’AFP et représente un groupe de réfugiés dans un jardin de la région parisienne
(1) Séance du conseil du 25 septembre 2015
(2) Le samedi 12 septembre 2015 s’est tenue, à la Maison de la Chimie à Paris, une réunion d’information des maires, relative à l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile en France.
La politique de l’asile est une compétence de l’État, auquel revient la prise en charge des demandeurs d’asile. L’État prend en charge :
- l’hébergement : les demandeurs doivent se voir proposer des places en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) ou en Accueil Temporaire Service de l’Asile (ATSA)
- le versement d’une allocation
- l’accompagnement administratif et social
- les besoins de soins, à travers la CMU (Couverture Maladie Universelle)
L’État entend également soutenir les communes qui souhaitent participer à la prise en charge des réfugiés. Un soutien exceptionnel et forfaitaire à la mobilisation des communes qui créeront sur leur territoire des places d’hébergement supplémentaires d’ici 2017, pour un montant de 1000 € par place d’hébergement.
Pour plus de précision, on se rendra sur le site dédié du Ministère de l’Intérieur >>>
http://www.interieur.gouv.fr/Accueil-refugies
(3) Le plan d’urgence pour l’accueil des réfugiés adopté par la Région IdF le 24 septembre comporte deux volets :
– 500.000 € en fonctionnement pouvant subventionner divers projets : l’accès aux soins, l’aide alimentaire, l’accompagnement psychologique des victimes, l’accès à l’hébergement d’urgence, l’accès au droit, l’interprétariat ; les bénéficiaires peuvent être les collectivités territoriales, les associations, les bailleurs sociaux, les autres acteurs du dispositif national d’aide ; les modalités : 50 % de la dépense subventionnable avec un maximum de 20.000 € ;
– 5.000.000 € en investissement pouvant subventionner divers projets : les travaux de rénovation, d’aménagement et/ou de lieux existants, l’acquisition, les travaux de construction et d’assemblage de structures modulaires acquises, l’achat d’équipements liés à un accueil d’urgence ; les bénéficiaires peuvent être les collectivités territoriales, les organismes gestionnaires des îles de loisirs de la région, les associations, les bailleurs sociaux, les autres acteurs du dispositif national d’aide ; les modalités : 50 % de la dépense subventionnable (jusqu’à 100 % de la dépenses subventionnable pour les îles-de-loisirs). Limite d’un montant maximum de 1.000 € par place d’accueil et/ou d’hébergement.
(4) A titre de comparaison, en Allemagne, le Bund (Etat Fédéral) va verser 670 € par mois/migrant auxquels s’ajoutera le versement du Land (400/500 €).
(5) Déclaration du 7 septembre 2015 de Bernard Cazeneuve, Ministre de l’intérieur (Extraits)
« Lors de sa conférence de presse semestrielle, le Président de la République a présenté ce matin l’action de la France face à la crise migratoire qui touche actuellement l’Europe. En particulier, il a annoncé que la France participera au processus de relocalisation de 120 000 réfugiés en besoin urgent de protection envisagé par la Commission européenne, suite aux initiatives prises conjointement par la France et l’Allemagne.
(…)
Par ailleurs, en vertu du principe de solidarité et sur une base strictement volontaire, le Président de la République a également annoncé que la France était prête à accueillir dans les meilleurs délais un millier de réfugiés, pour soulager les efforts actuellement accomplis par l’Allemagne. Je rappelle que l’Allemagne doit faire face à un afflux estimé par ses autorités de 800 000 demandeurs d’asile au cours de cette année, et qu’elle a eu à assumer ces derniers jours des arrivées exceptionnelles en nombre.
Je ne vois pas pourquoi on ne réagirait pas de façon « émotionnelle » à ce drame humanitaire. Si chaque commune de France accueillait une seule famille de réfugiés, cela permettrait déjà à 36.000 familles de vivre dans une certaine dignité. Les problèmes posés par l’accueil, il y a quelque temps, de familles Tchétchènes était différent; l’état avait imposé à Louveciennes plus d’une centaine de personnes dont le poids collectif rendait l’intégration impossible.
La mairie de Louveciennes dispose de nombreux logements dont l’attribution lui incombe. Ce sont en général des logements pour le personnel, rattachés à la fonction.Pourquoi ne pas en conserver pour répondre à cette situation exceptionnelle ?
Par ailleurs, par le passé, des familles en difficulté ont été logées à titre provisoire dans des caravanes louées. Pourquoi pas ?
Enfin, la générosité des Louveciennois est réelle. Ils ont soutenu financièrement et collectivement des familles étrangères en détresse jusqu’à leur intégration dans la ville. Là aussi une possibilité ?
MM
Je partage ton avis ,Marianne .
Même si l’aspect émotionnel est aujourd’hui est retombé.
Tout en gardant en tète tout les problèmes politiques et sociétaux que pose cette migration (dont l’occident n’est pas sans responsabilité).
Nous devons, dans la commune de Louveciennes ,pouvoir en effet être capable de faire la part de l’effort que devra faire la communauté nationale.
Prenons l’initiative (en dehors de toute arrière pensée politique ,qui d’évidence à pollué le débat au Conseil Municipal)de fédérer les louveciennois qui, avec l’aide des collectivités ,veulent prendre leurs parts dans cette aide .
Chiche ! Marianne
A toi François et ta tribune de créer un topic pour nous aider.
Henri Gerard Lilti
Le Pape Francois a lui-même dit que si chaque paroisse prenait un réfugié ou une famille, suivant les besoins, le problème pourrait être, sinon résolu au moins tres certainement réduit.
Heureusement la Paroisse de Louveciennes n’a pas attendu le Conseil municipal et ses réactions timorées et non « émotionnelles » et le Père Thierry Sauzay, suite à la demande de nombreux paroissiens, et avec l’Eveque de Versailles, a créé un groupe de coordination en vue de suivre les recommandations du Pape.
Affaire à suivre avec intérêt
Caroline de Bailliencourt
Est-il possible de retrouver l’intervention de M. Leprêtre ? (que je remercie d’ailleurs pour avoir abordé ce sujet au conseil municipal ce qui permet de voir le vrai visage de l’équipe municipale).
Bien à vous
@Charles L’intervention de Pascal Leprêtre a été synthétisée au début de l’article. Pour disposer du texte original vous pouvez aller sur le compte Facebook de la liste Louveciennes PLUS
On critique Viard notre maire d’avoir mis en évidence le pb de sécurité que posent les réfugiés mais ceux qui tiennent de tels propos sont des bobos naifs.
Ce qui n’est plus le cas du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve qui annoncera le 13 octobre des « mesures extrêmement fermes » contre les réfugiés « dont le comportement n’est pas conforme à nos principes » ; c’est ce qu’il vient de déclarer au Sénat.
Alors pas de risques ?
là je pense qu’il était juste question d’accueillir à Louveciennes une ou deux familles de réfugiés comme l’on fait de nombreuses communes. Viard comme toujours utilise la démagogie. Avancer la question de la sécurité pour s’opposer à une mesure de générosité vis à vis de personnes qui ont fuit leur pays et ont tout perdu, c’est lamentable. On est pas au bout de nos surprises avec ce maire !
Louveciennes a déjà accueilli (par exemple des boatpeople) grace aussi à la générosité de louveciennois qui avaient le désir d’aider ces personnes complètement démunies. Ceci a contribué à ouvrir et créer des liens forts. Cet accueil a été très positif pour tous. On ne voit pas pourquoi la municipalité ne contribuerait pas à encourager un élan de générosité pour permettre l’accueil d’une ou de deux familles dans notre village. un couple de louveciennois.
Heureusement, on n’attend pas le maire de Louveciennes et son équipe pour s’occuper des réfugiés lors de cette crise humanitaire.
Des initiatives privés ont déjà été prises dans la commune principalement par les jardiniers des jardins partagés et leurs amis. Des voitures chargées de nourriture, couvertures et vêtements ont déjà approvisionné le site du Lycée Jean Quarré à plusieurs reprises. Nous avons activement apporté notre soutien aux réfugies sur place et avons logé des réfugies chez nous.
Nous n’attendons ni l’aide de l’état ni des encouragements de la part du maire pour agir.
Heureusement la grande majorité des migrants ne veulent pas venir en France. Je dis bien heureusement car nous n’en n’avons pas les moyens.
Dans ce contexte les opposants municipaux qui se découvrent un « monopole du coeur » aussi soudain sont bien sûr tout a fait libres de prendre une famille de réfugiés chez eux. On leur en demandera des nouvelles dans un an où deux 🙂
Pas la peine donc de pointer une supposée carence d’humanité dans l’équipe municipale actuelle…A moins d’être revanchard électoralement. C’est petit tout ça.
Hollande ce matin sur rtl affirme que « La France accueillera 24 000 migrants dans les deux ans qui viennent. En Allemagne, 500 000 sont déjà arrivés ». La semaine passée, Valls parlait de 30.000.Même entre l’elysée et matignon ils n’arrivent pas à se mettre d’accord. les pauvres. Ils pédalent dans la choucroute sur ce sujet comme sur tous les autres ! Qu’ils dégagent, c’est une armée de bras cassés.
Françoise Giroud a notamment écrit ceci !« Je ne comprendrai jamais pourquoi les pauvres du monde ne se révoltent pas ». Je partage cette interrogation. On peut toujours espérer que les mouvements de population auquel nous assistons actuellement apportent un commencement de réponse. Pour l’instant, ils restent pacifiques.
Dans notre pays nous avons déjà de nombreux sans logis. Le 115, chargé de leur apporter l’aide de première urgence est périodiquement surchargé. On parle de qui ne se révoltent pas. Leur passivité a quelque chose de fascinant.
Si donc nous sommes dans l’incapacité de « prendre soin de nos pauvres ». Pense-t-on sérieusement pouvoir en gérer un plus grand nombre ? Non, personne ne le croit mais cela donne mauvaise conscience de le dire alors on se tait.
Réactions de l’opposition de droite
Sur son site internet, la liste Union pour Louveciennes a tenu à répondre au maire et à son adjointe aux Affaires sociales, sur la question de l’accueil des migrants/des réfugiés. On rappellera que ces conseillers d’opposition avaient boycotté la séance du 25 septembre 2015.
La réponse porte sur trois points que le maire avait mis en évidence : « L’accueil des migrants pose des problèmes en termes sécuritaire, matériel et financiers ».
En terme matériel > « la mairie n’a pas de logement pour répondre à une urgence »
UPL indique différentes possibilités :
– 5 logements communaux se libèrent à la suite de départs en retraite ou des mutations d’agents ;
– des locaux désaffectés ou servant de stockage pourraient être transformés en logement (grâce à des subventions de la Région) ;
– les droits d’affectation des bailleurs sociaux ou de l’Etat pourraient être échangés en contrepartie d’un engagement de la commune de céder certains de ses droits d’affectations futures ;
– il existe dans Louveciennes des logements non occupés que des particuliers pourraient mettre à disposition sur la base d’une convention passée avec la commune leur garantissant le relogement des occupants à une échéance convenue.
En terme financier > « nous n’avons pas actuellement les finances pour assurer dans de bonnes conditions l’accueil des réfugiés »
UPL énumère le coût de spectacles récents (pour plus de 20.000 euros) et estime ainsi que l’argument de l’impossibilité financière n’est pas recevable.
En terme sécuritaire, il est fait référence « au prosélytisme de certains imams ».
Pour UPL, ces propos n’ont aucun fondement : « Les réfugiés correspondent justement aux populations victimes de l’extrémisme de l’Etat Islamique. »
Le texte complet peut être lu sur le site d’UPL >
http://unionpourlouveciennes.blogspot.fr/
Les réponses de Florence Esnault, maire-adjoint aux Affaires sociales au communiqué de l’UPL
Elles ont été apportées oralement au cours de la séance du conseil municipal du 15 octobre 2015.
Florence Esnault déclare qu’elle a étudié avec soin toutes les propositions de logement émises dans « la tribune de M. Vanhollebeke » mais elle n’a pas trouvé de « logement-miracle » disponible.
– Lorsqu’on compare les logements des agents qui deviendront vacants et les demandes des « personnes impliquées dans le travail de la mairie », on constate qu’il n’y a pas de disponibilités ; les seuls locaux disponibles se situent dans une école ce qui est « problématique ». « Alors que faisons-nous ? »
– Les ateliers signalés sont « plus ou moins à l’abandon, ils sont dans un état épouvantable, il n’est pas question d’y loger qui que se soit avant d’importants travaux. »
– Pour ce qui est des logements sociaux en construction (Plains Champs), « nous avons 16 droits d’attribution, nous pouvons faire des propositions aux bailleurs sociaux mais ceux-ci ont le dernier mot. » Elle rappelle qu’il y actuellement 177 personnes en attente de logements sociaux à Louveciennes.
Elle ajoute également pour qu’une famille venant de l’étranger se sente à l’aise dans notre système, il faut des personnes qui l’accompagnent dans leurs démarches administrative, dans la recherche d’emploi, dans l’aide à la scolarisation… ce qui demande beaucoup d’énergie. « Il nous faut des volontaires… Lorsqu’il s’agit d’héberger concrètement, il y a déjà beaucoup moins de bonnes volontés ».
André Vanhollebeke prend la parole pour dire qu’il maintient ce qui a été écrit. « Dans le passé on a trouvé des solutions. Vous avez certainement des cas moins cruciaux que ceux des réfugiés… Compte tenu de son patrimoine, de ses moyens, la commune de Louveciennes est tout à fait à même de recevoir une ou deux familles…. Si j’avais été dans le fauteuil où vous êtes assis, deux familles auraient été accueillies à Louveciennes. » Florence Esnault lui répond assez sèchement que « la poudre aux yeux ne nous intéresse pas ».
Si j’avais été dans le fauteuil où vous êtes assis, deux familles auraient été accueillies à Louveciennes
..Non, car que les Louveciennois en attente de logements ne sont évidemment pas d’accord.
D’autre part cette générosité de tribune n’engage qu’André Vanhollebeke , libre a lui d’accueillir chez lui une famille de réfugié. On en reparlera après.
Tout ces effets de manches pour pallier une aigreur électorale(une gifle en un tour)mdr..
´´´´´´´´´´
A CYBERYC
VOTRE ARGUMENTATION EST D’UNE PAUVRETÉ AFFLIGEANTE.
Le problème n’est pas la charité individuelle et encore moins celle de Mr A. VHB, mais d’une réponse collective (par intermédiaire de nos’lourds impôts locaux ») d’un groupe social et d’une collectivité face à un problème plus sérieux que votre vision étroite.
Nullement impressionné par les postures d » A.VHB et de ses partisans (pas plus que par celles de P. L.,qui lui est comptable des erreurs du gouvernement socialiste par rapport au gouvernement syrien),il est probablement plus efficace d’accueillir dans toutes les communes de France des familles immigrées et de les accompagner à s’insérer,plutôt que de laisser aux mains les structures communautaires islamiques en France avec les risques que nous connaissons.
Ps Je propose que les aînés » comme on dit » qui sont invités en continu par la municipalité(quelque soit sa couleur )à des agapes au nom du lien social(mais en fait par électoralisme),abandonnent cette année toutes leurs invitations pour abonder un fond de solidarité pour l’accueil de ses migrants.
pas grand chose mais …………….
HGL
Accueil des réfugiés – une expérience pleine d’enseignements (relatée dans le mensuel Courrier des maires – septembre 2015)
Fin mai 2014, la communauté des communes du pays de Jumilhac (6000 habitants) a accueilli 25 réfugiés syriens dont 12 enfants et 2 francophones.
Ils sont installés dans des logements sociaux vacants meublés grâce à la mobilisation des associations locales.
Deux jours après leur arrivée, les enfants intègrent leur nouvelle école.
Bilan après un an
Le bilan de la scolarisation des enfants est très positif. « Les mineurs scolarisés parlent couramment le français. »
« Il est beaucoup plus fragile du côté des adultes » Seul un chirurgien de formation a un emploi. Les autres jeunes adultes ont été confrontés à l’impossibilité de faire valider leurs diplômes. (…)
L’article ne le dit pas mais ils sont vraisemblablement au chômage.
Selon le maire PS de la communauté des communes « ne le cachons pas, même si nous avons été fortement épaulé par l’Etat, cette expérience représente à l’échelle locale une grosse opération avec l’engagement de moyens humains importants ».
Désolé d’avoir une vision plus précise que la votre de l’actualité. P. Leprêtre et A.Vanhollebeke n’ont pas a poser des questions inappropriées en conseil municipal. En ces temps difficiles la préférence locale s’applique en matière de logement.
Dans cette affaire c’est a l’état et non aux mairies de gérer les flux de réfugiés. (gestion de l’hébergement d’urgence, organisation des retours etc..)
Si on sort du débat politique stérile qui anime Louveciennes depuis 2 ans et qui n’a rien à faire dans une commune de 7 000 habitants, regardons avec précision les faits.
Aujourd’hui on demande aux communes, déjà sur endettées, d’assumer d’avantage de coûts suite au désengagement de l’état. (Coucou la réforme des rythmes scolaires par ex)
Aujourd’hui pour acquérir un logement social en France, c’est un vrai parcours du combattant. il faut attendre un temps certain avant d’éventuellement pouvoir y accéder.
Aujourd’hui les citoyens français, qui travaillent, perçoivent un salaire misérable, avec des charges supplémentaires chaque année et ne peuvent accéder à un logement et ça c’est tout aussi triste que la situation des réfugiés qui arrivent en Europe.
Aujourd’hui Avec un salaire de 1500€, une personne seule ne peut se loger dans le privé et difficilement dans le social. Il ne peut non plus assumer les frais du quotidien en FRANCE ! Bien que la situation des réfugiés est préoccupante et bouleversante, la situation de nombreux français l’est tout autant. ET ces mêmes personnes doivent passer leur tour pour faire place aux réfugiés qui compte tenu de leur situation, ne déboursent rien.
On peut totalement comprendre la frustration de ces personnes et la réserve dont il faut aussi faire preuve.
Faire passer les raisons d’une incapacité d’accueillir des migrants à Louveciennes comme de la démagogie est tout simplement consternant. La démagogie c’est d’utiliser ce grave problème à des fins politiques.
La vraie générosité des Louveciennois, si elle existe toujours (quand on voit parfois l’esprit d’individualisme qui règne ici on est en droit de se le demander), c’est d’accueillir un réfugié à titre personnel et non au frais de la municipalité qui doit avant tout tenter d’offrir la même qualité de service avec des budgets en baisse. Là est la vraie solidarité, la vraie humanité, surtout quand on voit les nombreux logements vides de propriétaires privés…
En conclusion parler de ce problème sous l’angle politique est la plus grande bêtise qui puisse se faire, et devinez quoi, c’est ce qui se passe. La politique ce n’est pas de tenir son programme, c’est de savoir comment faire pour être élu à la prochaine élection