L’impasse

La crise qui secoue la majorité de Louveciennes a atteint un nouveau palier. Le budget 2021 qui a été soumis au conseil municipal dans sa séance du 30 mars 2021 n’a pas été adopté. 15 élus se sont prononcés contre, 14 pour. La contestation a porté plus sur la gestion du maire, Pierre-François Viard que sur les propositions budgétaires, même si celles-ci ont  essuyé des critiques. Les conséquences gravissimes  évoquées par le maire en cas de refus du budget n’ont pas affaibli la détermination des opposants. En toute connaissance de cause, ceux-ci ont décidé de lui refuser leur confiance (1). 

La suite n’est pas écrite mais des temps difficiles s’ouvrent pour Louveciennes, alors que la crise sanitaire perdure. Le blocage ne peut pas, ne doit pas s’éterniser. Le seul moyen pour dénouer la crise semble être le retour devant les électeurs.

La séance du conseil municipal a été très longue, près de 5h00 ; elle s’est déroulée sous haute tension, les échanges ont souvent été âpres (2).

(Sam Szafran – Escalier 1996)

Dans cette dramaturgie, nous avons retenu quelques moments forts.

« Je ne démissionnerai pas »

Dans une déclaration liminaire, Pierre-François Viard a souhaité « purger un sujet qui n’aura de cesse de nous encombrer tant qu’il ne sera pas clairement exposé. » Il s’agit de la question de sa démission que « Louveciennes Réunie » a suggéré par écrit et qui a été réitéré lors d’une rencontre avec Florence Esnault et Daniel Godard, deux de ses principaux opposants. A leur demande cette rencontre s’est tenue en dehors de Louveciennes afin d’être « tranquilles, discrets et confortables ». Ironiquement, le maire indique que ses interlocuteurs lui ont proposé de prétexter la maladie pour démissionner.  « Mais non, merci. Je vais très bien. Je suis même en pleine forme. »

Selon le maire ses opposants ont alors essayé la menace :  écrire au Procureur de la République pour dénoncer des factures douteuses et demander des contrôles dans des établissements de Louveciennes, fournisseurs de la municipalité. 

« Mais oui, faites, je vous en prie. Je n’ai pas peur. Je n’ai absolument rien à cacher, rien à me reprocher … Et le plus incroyable, c’est que vous le savez (…) J’étais venu pour construire, pour débattre, pour vous demander si des points précis devaient être modifiés ou mieux expliqués dans le budget. Rien de tout cela n’a été évoqué. Aucun débat d’idées, aucune proposition constructive. Je suis reparti avec des menaces, des demandes de rançons et des ultimatum…. Car ce sont des têtes que vous voulez faire tomber, des personnes que vous voulez salir. (…) »


Il a assuré qu’il n’était ni malade, ni lassé, ni fatigué. « Je suis toujours aussi passionné pour Louveciennes et ressourcé en énergie positive par le dynamisme de la formidable équipe qui m’entoure. » Il prévient que jusqu’au  « retour à des eaux plus calmes » il restera à la barre. « Je ne céderai ni aux mutins, ni aux pirates. (…) Si nous sommes tous un même bateau, ce sont les Louveciennois qui nous y ont mis, et sous pavillon de la démocratie. Seuls les Louveciennois auront le pouvoir de décider qui restent à bord et qui est débarqué. Cela s’appelle des élections. Et nous n’aurons pas peur de les organiser si l’action municipale venait à être bloquée dans les mois qui viennent. Les petits entendements discrets entre amis, les négociations d’antichambres et les combines d’alcôve, …Très peu pour moi. »  Le maire précise toutefois qu’il ne provoquera pas d’élections en période de crise sanitaire. « Ce serait irresponsable ».

Dans sa réponse, Daniel Godard (« Louveciennes Réunie ») a reproché au maire de réécrire l’histoire à sa façon, d’avoir avec « une persévérance rare » délibérément fait partir chacun des membres de sa liste. « Comment s’étonner alors d’avoir perdu la confiance de cette assemblée ?  Il y avait des moyens d’éviter d’arriver à cette situation dommageable au lieu de choisir l’exclusion et la division (…) On peut faire une erreur mais renoncer à la corriger et s’obstiner dans cette erreur ne peut conduire qu’à des catastrophes (…) un gâchis incompréhensible pour les Louveciennois. Décidément, Louveciennes mérite mieux. »

Anouk Abecassis, conseillère élue sur la liste de Pierre-François Viard, est intervenue pour lui exprimer sa fidélité. Elle a fait référence à un mail reçu de Florence Esnault (le 25 mars) ; plusieurs choses lui ont déplu. D’abord qu’on demande à elle et à « ses camarades »  que le maire démissionne, seul «  mais Pierre-François n’est pas seul Madame. Il a, autour de lui, une équipe soudée et loyale, qui reste le premier groupe en nombre au sein de ce Conseil où plus personne ne détient la majorité, suite à votre dissidence. » Ensuite qu’on les mette en garde contre une démission collective car dans ce cas ils n’auraient aucune chance de retrouver leur poste. « Si vous imaginez pouvoir nous convaincre, comme vous le faites de vous rejoindre en agitant devant nous des promesses de gloire, vous n’avez pas mesuré la force de notre engagement aux côtés de Pierre-François pour la ville et ses habitants. »

Dans le mail sont également évoqués des dérives de gouvernance et l’existence d’un triumvirat, « un fantasme » selon Anouk Abecassis, « cela n’existe pas : nous pouvons tous en témoigner et vous le savez parfaitement, vous, qui avez travaillé si étroitement avec Pierre- François pendant tant d’années. » 

Elle termine son intervention par une déclaration de foi : « Avec mes camarades (…) notre motivation reste inchangée : servir et faire avancer les choses. Notre solidarité et notre esprit d’équipe se sont renforcés au fil des épreuves partagées et de vos trahisons répétées. Notre loyauté pour notre Maire a été confortée par l’expérience quotidienne d’un travail en transparence et en concertation. »        

Florence Esnault (« Louveciennes Réunie » dans une philippique adressée au Maire a commencé ainsi : «  je vous savais fan de piano, je constate que vous appliquez la politique du Collier de la Reine. Jetez un maximum de boue, en vous disant qu’il en restera quand même quelque chose. »  Elle dénonce les attaques subies par les uns et les autres sur leur compétence professionnelle, leur apparence physique, les insultes, les menaces envers les démissionnaires et leur famille. Elle cite Victor Hugo « L’odieux est la porte de sortie du ridicule ». Elle fait également référence à un fait-divers tragique « Il y a quelques semaines, une adolescente de 14 ans est morte victime de deux autres adolescents pour des histoires de réseaux sociaux. Quel exemple montrent des adultes capables de proférer des menaces pour une histoire de vote dans une commune de 7.000 habitants ? »

Pierre-François Viard se déclare effaré par les paroles de Florence Esnault. « La poudre aux yeux, la chasse aux sorcières ne sont pas dans mes habitudes. Tout ce que vous racontez est faux, mensonger. Faire une allusion à une jeune fille assassinée est quelque chose que nous déplorons tous mais ramener cela au conseil municipal… est proprement odieux ».  

Un débat instructif sur les propositions budgétaires 2021

Après cet échange d’amabilités on est passé aux différentes délibérations figurant à l’ordre du jour (2). L’examen du budget 2021 a démarré 2h36 après le début de la séance. Marie-Dominique Parisot au nom de VAL a protesté sur le fait que  «  la question centrale de ce conseil municipal était inscrite en fin de séance, après l’examen de 15 points dont plusieurs sont en relation directe avec le budget alors même que certaines décisions n’auront de sens que si elles sont associées à l’ouverture des crédits nécessaires à leur mise en œuvre. » 

Le budget a donné lieu à un débat des plus intéressants, cela est dû à Lyderick Watine, qui a fait une présentation claire des principales données financières et qui s’est efforcé de répondre aux multiples questions qui lui ont été posées.

Cela est également dû aux membres des oppositions (Stéphane Pihier pour VAL, Max Brunner pour Louveciennes Réunie) qui par leurs critiques sur la forme et sur le fond ont enrichi la discussion. Certes le flot ininterrompu de critiques cachaient des arrières pensées, il s’agissait en lançant leurs banderilles de déstabiliser le maire-adjoint et au-delà l’équipe au pouvoir. D’où un certain nombre de critiques de nature polémique ou franchement creuses. 

Nous en reparlerons dans un prochain article « Le budget 2021 en stand by ».

La procédure du vote du budget a commencé après minuit.

Elle a été précédée par un avertissement du maire souhaitant mettre les conseillers municipaux en garde sur les conséquences d’un vote négatif.                                                                                

« Nous avons jusqu’au 15 avril pour voter le budget. Si à cette échéance, il est rejeté par le Conseil municipal, nous devrons le transmettre dans les 15 jours à la Préfecture, ainsi qu’à la Chambre régionale des comptes qui disposera d’un mois pour rendre un avis au Préfet. 

Devant le rejet du budget et le blocage de la commune, le Préfet peut demander la dissolution du Conseil municipal et l’organisation de nouvelles élections. Cette mesure bien qu’exceptionnelle, ne peut être exclue. 

Plus probablement, sur la base de la proposition faite par la Chambre régionale des comptes, le Préfet fera adopter un budget, corrigé ou non, amputé ou non de certains investissements ou de certaines actions. Dans le meilleur des cas, le budget adopté sera le même que celui présenté ce soir. »

Selon le maire, on perdra un mois et demi. « L’opposition qui ne sera pas parvenue à bloquer l’action municipale y trouvera au moins le réconfort de l’avoir compliquée et ralentie. »

Mais des conséquences plus graves sont à prévoir : 

– les délibérations sur les subventions au Centre communal d’action sociale (CCAS) et aux associations ne pourront avoir lieu ; 

– les marchés de travaux prévus pour l’été ne seront pas lancés (en particulier la mise en accessibilité des bâtiments publics et des écoles, 650.000 € cette année). 

S’adressant aux conseillers qui voteront dans « l’intimité du scrutin secret », il leur demande de se poser, en âme et conscience, la seule question que vaille. « Où est l’intérêt de Louveciennes ? Où est l’intérêt des Louveciennois ? Avancer ensemble ou tout bloquer ? « 

On sait que cette mise en garde n’aura pas suffi, le projet de budget 2021 a été rejeté par 15 voix contre 14.

Les conclusions de Florence Esnault

A l’issue du vote, Florence Esnault, chef de file du  groupe  « Louveciennes Réunie » a commenté ce vote dans les termes suivants : « Au vu du résultat du conseil de ce soir, je pense qu’il n’y a de victoire pour personne. En réalité ce n’est qu’une défaite collective. Nous faisions partie d’une même équipe enthousiaste et déterminée, Monsieur le Maire, pourquoi avoir sacrifié à l’ambition personnelle de quelques uns, élus ou non, un collectif prêt à s’investir corps et âme dans un programme que nous défendions ? Pourquoi avoir  préféré gouverner par autorité quitte à vous séparer d’éléments importants qui portaient la contradiction, dans la précipitation, sans explication sinon la disparition de la confiance (…) 

Vous avez perdu  de vue l’essentiel : l’équipe. Vous avez oublié ce qui faisait notre force : l’équipe. Ce qui nous différenciait des gouvernances précédentes : l’équipe. (…) 

Tout aurait pu changer si vous aviez accepté de voir les signaux d’alerte. Sur cette lancée, vous avez délégué la quasi-totalité des décisions à vos conseillers de l’ombre,  élus et non élus, prompts à éliminer les gêneurs et les importuns (…) »

Florence Esnault s’interroge ensuite sur l’avenir en constatant que sans majorité le conseil municipal est ingouvernable. « Jusqu’à ce soir, je pensais qu’il était possible de discuter au titre de nos expériences passées, de nos projets communs. Votre intervention de début de conseil m’a fait comprendre que c’est totalement utopique. Aucune discussion n’est plus possible avec vous (…) Je crains que vous ne soyez maintenant dans une spirale de la politique de la terre brûlée, demander à vos soutiens leur démission collective, une sorte de suicide politique, façon Temple du Soleil, pour vous suivre aveuglement et vous fracasser tous sur un mur infranchissable, qui ne vous honorera pas.»

Elle conclut par un appel à l’union de toutes les bonnes volonté et « l’oubli des querelles de personnes dont l’origine en réalité a plus de 20 ans. »

Comment dénouer la crise sachant que le conseil municipal ne peut pas destituer son maire et que ce dernier ne peut pas dissoudre son conseil municipal ? 

Le conseil est profondément fracturé. Le divorce entre le maire et les dissidents, regroupés sous la bannière de Louveciennes Réunie, est définitivement consommé.

Le vote a montré qu’on était devant deux blocs antagonistes, le Maire et ses fidèles et une coalition d’opposants (Louveciennes Réunie, VAL) disposant chacun de 14 élus. Murielle Charles-Beretti, seule conseillère élue de sa liste (LREM), est devenue de facto un arbitre qui peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Cette situation propre à un régime d’assemblée est peut satisfaisante. 

Les oppositions forment plutôt une coalition de circonstance qu’une coalition apte à se retrouver sur un programme commun et sur une répartition équitable des postes. De toutes façons pour gérer la commune il faudrait disposer d’une majorité confortable, ce qui est loin d’être le cas. La seule solution qui permettrait de retrouver une majorité stable et un exécutif responsable semble bien être le retour devant les électeurs, le plus rapidement possible.

FK

(1) Le vote s’est fait à bulletins secrets. Il est permis de penser que les 15 voix contre proviennent des 8 élus de « Louveciennes Réunie » (Florence Esnault, Max Brunner, Daniel Godard, Laurent Lesage, Armelle Vallot, Bénédicte Denfert, Frédéric Meulle, Carole Couesnon), des 6 élus de « Vivre à Louveciennes – VAL (Marie-Dominique Parisot, Stéphane Pihier, Geneviève Fieux-Castagnet, Christian Persiaux, Catherine Gonneau, Pierre-Jean Da Cruz) et vraisemblablement de Murielle Charles-Beretti (LREM).

(2) Au delà du vote crucial sur le budget, d’autres délibérations ont été examinées. On retiendra les points suivants :

  • Marie-Hélène Farbos, proposée comme nouveau maire-adjoint, en remplacement de Martine Contet, démissionnaire, n’a pas recueilli une majorité de voix pour être élue (14 pour, 14 contre, 1 bulletin blanc). Un nouveau vote aura lieu lors de la prochaine séance. En attendant le maire compte lui attribuer la délégation de l’Ecologie et de l’Environnement.
  • La politique du logement social devait faire l’objet d’un large débat mais celui-ci n’a pas tenu ses promesses. Deux conventions avec le Département (Plan de soutien aux communes déficitaires et en risque de carence) et l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France ont été examinées. Il se trouve que les documents présentés par Pascal Hervier, Adjoint à l’Urbanisme, étaient caducs d’où une certaine confusion en séance. Le maire n’a eu d’autre choix que de renvoyer à une prochaine séance le vote de ces délibérations.
  • Le maintien des taux d’imposition a été adopté. Stéphane Pihier (VAL) a rappelé la position de son  groupe qui plaide pour une baisse raisonnable des impôts locaux (et plus précisément de la taxe foncière) car à « l’évidence des marges de manoeuvre existent ».

Cet article a 10 commentaires

  1. Guillaume Baron

    Le plus dramatique c’est qu’il s’agit de ses propres élus qui sonnent la fin de la récréation car ils sont au courant des manipulations internes ! Pierre François Viard n’a plus le choix que de se retirer ayant été désavoué par sa propre famille.

  2. FCE

    Tout cela est consternant pour Louveciennes et les Louveciennois.
    Si d’aventure il faut passer par la case nouvelles élections, la campagne électorale tournera à n’en pas douter plus autour de querelles de personnes que des projets importants pour Louveciennes.
    La question est, pour les Louveciennois peu aux faits de ces querelles de palais, comment discerner le vrai du faux et choisir la meilleure liste pour cela il est important d’être informé de manière objective ? Merci à La Tribune de Louveciennes d’être une source d’information information objective sur Louveciennes dans ce débat picrocholin. Ce dernier article est très clair : bravo d’avoir su résister aux 5 heures de débat !
    Ce qui est le plus fascinant dans tout cela, c’est d’observer la vitesse à laquelle la gouvernance municipale s’est délitée jusqu’à perdre le contrôle, le dérapage à commencé il y a 6 mois et le mur est arrivé en moins d’un an : un vrai cas d’école en terme de management. Cela confirme bien que le management en meute (fidélité au chef de clan, le chef de clan me protège) a ses limites et encore plus quand il s’agit de gérer des bénévoles.

  3. Vincent

    Comme je l’avais prédit, le budget n’est pas passé à 1 voix près (15 voix contre et 14 pour) malgré les menaces du maire soit-disant que cela serait une catastrophe si le budget n’était pas voté.
    C’est un désaveu pour le maire qui a créé cette situation au lieu de modifier sa gouvernance et de mieux préparer certains dossiers pour le conseil municipal.
    Cela m’étonnerait que le maire démissionne même s’il pilote à vue l’avion sans trajectoire précise.
    Je pense qu’il pourrait y avoir de nouvelles élections si ces colistiers démissionnent car il ne peut plus gouverner en ayant perdu la majorité.
    A suivre.

  4. Vincent

    @ la tribune
    Pour la dernière phrase de l’article, ce n’est pas la bonne personne.
    Il y a un problème avec le nom ou le prénom.
    Au milieu de l’article, il manque une parenthèse sur la ligne Florence Esnault.

  5. Véronique Skrotzky

    Tous irresponsables!
    A une époque où il faudrait être tous unis face à une crise sans précédent dans l’histoire qui est celle de cette pandémie où beaucoup ont perdu des liens sociaux, des leurs, du travail! C’est une honte pour tout le conseil municipal de nous placer devant le fait accompli de cette histoire de luttes de pouvoirs, c’est totalement irresponsable.
    Je suis outrée, car en plus avant tout c’est de notre argent qu’il s’agit, pas celui de ces bénévoles! Car il faudra bien payer et qui paye? Nous Louveciennois, alors que la bonne nouvelle, pour une fois nous étions excédentaires!!!… Des investissements vont devoir être repoussés, des actions nécessaires, des personnes à payer…
    Oui c’était le moment? Parce que nous sommes tous en état de faiblesse, cloitrés chez nous de faire une OPA?
    Nous électeurs n’avons notre mot à dire qu’à l’occasion d’élections, nous élisons une liste dans laquelle nous plaçons notre confiance, alors que certains « faux jetons » ont préparé à l’avance une dissidence en liste « Tous désunis pour Louveciennes », avec préméditation, en connaissance du Maire car de son équipe précédente. Nous nous sentons trahis, otages, sans pouvoir d’intervention, sans concertation possible, juste face au fait accompli et en renvoyons la faute uniquement sur le Maire. Ce n’est pas l’esprit de notre village. Cela ne vole pas haut et c’est lamentable.
    Et si je peux rajouter, je m’aperçois qu’il y a un an la mairie dont Estelle était très présente sur le front Covid, donnant de sa personne avec les élus, aujourd’hui il n’y a plus personne, sauf une poignée d’élus, pour nous soutenir. Que ce soient les élus d’opposition ou pas, nous découvrons qu’ils sont principalement à fomenter leurs griefs, c’est mesquin, petit et pas digne de Louveciennes pendant que les habitants doivent se débattre dans de vrais problèmes insolubles de job, et de santé physique comme morale.
    Avis! Je recherche un représentant de tous les habitants de Louveciennes qui soit leur porte parole en dehors de toute politique, une personne de bon sens et surtout intelligente et de haut vol qui puisse replacer le débat au dessus de cette cour d’école.

  6. Pascal

    Si élections il doit y avoir, et ce serait la solution la plus démocratique, les anciennes – et actuelles – querelles ne peuvent plus avoir droit de cité. On constate à vue d’oeil le délitement de la commune: trottoirs impraticables, vandalisme, entre autres….
    Mais l’opposition au maire actuel ne doit pas se tromper. Il ne peut y avoir multiplication de listes, cela ne servirait qu’à donner une nouvelle chance à la gouvernance branlante et fourvoyée actuelle.
    Or, comme LREM – grand arbitre actuel avec son seul siège au Conseil municipal – maintiendra très certainement une liste; comme la liste socialiste-verts – recalée d’extrême justesse au premier tour des dernières élections – reviendra probablement dans la course; comme le maire actuel tentera probablement de se redonner une chance – même s’il a affirmé que son mandat actuel serait le dernier – il devra nécessairement y avoir liste commune, forte et rassemblée, du reste de l’opposition, sans clash d’egos.

  7. AMAR Yann

    Sûr de lui et dominateur, grisé par son nouveau succès électoral pourtant obtenu de justesse, le maire a cru qu’il pourrait agir à sa guise sur les évènements et sur les gens. Il a tout raté.
    La seule opportunité qui lui reste, c’est de faire les bons choix politiques pour que Louveciennes et lui-même ne sortent pas trop abîmés de cette épreuve!

  8. Pascal

    Impasse confirmée donc avec le deuxième rejet du budget au Conseil municipal du 15 (et 16) avril.
    On verra ce que le préfet décidera. Il est probable que le maire s’attend à ce qu’il valide le budget actuel (si c’est l’avis de Chambre Régionale des Comptes), ce qui lui permettrait de répéter avec satisfaction qu’il n’est pas responsable de la situation qui fait passer au second plan les dossiers majeurs de la commune.
    Un aspect intéressant de cette danse de Saint-Guy municipale est le rôle désormais crucial de l’unique conseillère LREM, compte tenu de la polarisation totale du Conseil. Elle a décidé en une soirée par son vote de la nomination d’une nouvelle adjointe à l’environnement, et du rejet du budget. Si tout reste en place, cette influence devrait continuer de grandir. Elle voulait « jouer un rôle » au Conseil en se maintenant au second tour des municipales, c’est manifestement déjà largement au delà de ses espérances.

  9. Vincent

    Malgré les intimidations du maire face aux élus, le budget 2021 n’a pas été adopté pour la 2ème fois.
    C’est un revers pour le maire qui ne se remet pas en cause, qui ne modifie pas sa gouvernance et dont certains dossiers demeurent impréparés (par exemple l’achat de livres pour la médiathèque).
    Le maire n’admet toujours pas qu’il a provoqué cette situation tendue en rejetant la faute sur les oppositions. Ce qui fait que durant le conseil municipal, il y a toujours les règlements de compte entre le maire et ses anciens colistiers (Louveciennes réunie) au lieu d’avancer sur des projets importants comme Villevert.
    Y a-t’il toujours un pilote dans l’avion ?
    La conseillère LREM joue à « en même temps ». En même temps, elle est favorable au maire (elle vote pour la nouvelle adjointe à l’environnement après s’être abstenue lors du conseil municipal de fin mars) et en même temps, elle est dans l’opposition au maire (elle vote contre le budget 2021). C’est elle qui a les clés pour faire basculer dans un sens ou dans l’autre les délibérations.

Laisser un commentaire