Le maire de Louveciennes, Pierre-François Viard, n’aura pas eu droit à une seconde chance. Son budget déjà retoqué lors de la séance du conseil municipal du 30 mars a subi le même sort le 15 avril et ceci malgré les quelques ajustements qui lui ont été apportés.
Le score a été le même, toujours aussi serré, 15 élus ont voté contre, 14 pour.
Le vote s’est déroulé à bulletins secrets, procédure dont la justification ne paraît pas évidente. Cependant à travers les critiques des opposants, on peut déduire le sens de leur vote. Les 15 voix contre se sont retrouvées ainsi, sans surprises chez les 8 dissidents du groupe majoritaire (Louveciennes Réunie), chez les 6 élus de VAL, l’opposition « classique », et en véritable arbitre de la situation, chez Murielle Charles-Beretti (LREM), qui s’est ralliée aux oppositions constituées.
En dépit des avertissements répétés du maire, c’est donc le Préfet des Yvelines qui, après avis de la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France, arrêtera le budget de la commune de Louveciennes.
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Il a fallu attendre 1 heure 48 minutes, interminables, pour que l’assemblée commence l’examen du budget. Préalablement, on a assisté à diverses séquences :
- l’élection, à sa deuxième tentative, de Marie-Hélène Farbos, comme maire-adjoint, par 15 voix contre 14, obtenue grâce au soutien de Murielle Charles Beretti ;
- l’approbation (à l’unanimité) de deux conventions à passer avec le Département et l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France afin de faciliter la construction de logements sociaux et essayer de satisfaire ainsi aux rudes exigences de la loi SRU ;
- un moment franchement surréaliste lorsque les conseillers se sont prononcés sur l’emploi d’une aide exceptionnelle de l’Etat (1) destinée à favoriser la lecture et soutenir les éditeurs et les librairies. Dans ce cadre était annoncée la création à Louveciennes de deux prix littéraires. D’où des questions traitées dans une certaine confusion. Fallait-il acheter un livre « imprimé » en un ou plusieurs exemplaires ? Fallait-il acheter des ouvrages différents ? Etaient-ils destinés aux membres du jury ? Sur un sujet qui leur paraissait essentiel, nombre de conseillers sont intervenus dans la joute pour donner leur avis. Et cela durait, durait. 20 minutes … On avait également l’impression que pour certains il s’agissait de mettre en difficulté Pierre Facon, conseiller chargé notamment de la culture.
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La suite a fait ressurgir les clivages dans une ambiance parfois très lourde. Les griefs déjà largement entendus envers le maire et le service de la communication (et sa directrice) ont été resservis à satiété ce qui montre que les plaies sont loin d’être refermées. Dans le débat, le maire, toujours très habile, a été mis très rarement en difficulté ; il en est allé tout autrement dans les urnes.

(Léon Spilliaert – Vertige, L’escalier magique, 1908)
Tragédie grecque ou mauvais vaudeville ?
Daniel Godard (Louveciennes Réunie), visiblement touché par l’évolution de la situation, a jugé que le « débat actuel n’est pas médiocre, il concerne même des points essentiels. » A l’appui de sa démonstration, il cite de grands auteurs, Antoine de Saint-Exupéry, Albert Camus, Sénèque. Il a tenu à refaire l’histoire des récents évènements en essayant de comprendre « comment, en quelques mois, on en est arrivé là. »
Il a reproché au maire d’avoir « avec une rare persévérance, mois après mois, créé les conditions de cette impasse, sans doute très mal conseillé. Comment ? En chassant, sans véritable explication, de nombreux membres de l’équipe municipale qui, avec leurs qualités et défauts respectifs bien sûr, n’avaient aucunement démérité et n’étaient probablement pas les plus mauvais. Comment ? En animant des comités restreints, j’allais dire « clandestins », éliminant arbitrairement bon nombre des membres de la liste, (…) en ne répondant pas aux questions normales sur la vie municipale, en refusant systématiquement tout échange. Comment ? En laissant les proches conseillers couper systématiquement les canaux de communication et d’échanges existants, (…) » Il est allé jusqu’à comparer la situation présente à « une sorte de tragédie grecque où un aveuglement persistant, inspiré par de mauvais génies, conduirait inévitablement à une catastrophe finale. Il faut donc maintenant briser ce sortilège et essayer de sortir par le haut .»
Le maire a répondu à Daniel Godard qu’il s’était déjà largement exprimé, que lui aussi appréciait Saint-Ex, Camus et Sénèque, et plutôt qu’une « tragédie grecque » il pensait que c’est « un mauvais vaudeville » qui se jouait.
Le budget 2021 : la grande explication
Avant l’examen du budget révisé, le maire est intervenu pour préciser les enjeux et les risques entraînés par un refus.
Le maire a tenu à rappeler que « nous sommes le 15 avril, c’est la date limite légale à laquelle nous pouvons encore adopter ce budget et rester maitres de notre destin. Si notre budget n’est pas voté ce soir, dès demain, il sera transmis au Préfet et à la Chambre régionale des comptes. Cette dernière devra rendre son avis consultatif d’ici un mois et le Préfet agira en conséquence.
Dans le meilleur des cas, le budget adopté sera le même que celui qui vous est présenté ce soir mais nous aurons pris un mois et demi de retard dans son exécution. Concrètement, cela se traduira directement sur les travaux prévus cet été qui ne pourront plus être réalisés dans les délais nécessaires au lancement des marchés et à la sélection des prestataires. » ( Le maire a cité les gros travaux prévus dans les écoles et en particulier la mise en accessibilité pour les enfants handicapés).
« Dans le pire des cas, un autre budget que celui qui est présenté ce soir sera adopté par l’Etat, sans que ni vous, ni moi, ni les Louveciennois n’aient rien à y redire (…) ; si le budget de ce soir n’est pas adopté, cela signifiera tout simplement que nous n’en maitrisons plus ni les arbitrages, ni l’agenda. Tout sera entre les mains de l’Etat. Selon moi, ce serait totalement irresponsable. »
Le maire a énuméré ensuite les efforts entrepris depuis le 30 mars, pour sortir du blocage.
Il a en premier lieu pris contact avec les 3 têtes de liste d’opposition. Il a résumé ces entretiens comme suit :
Avec Madame Parisot VAL) : « vous m’avez dit que vous ne faisiez que jouer votre rôle d’opposition et que selon vous, le rejet du budget n’aurait qu’une incidence mineure sur notre collectivité. Ce n’est pas mon opinion.
Même si vous êtes dans l’opposition, Madame Parisot, quand nous siégeons ici, ensemble, nous exerçons le pouvoir que les Louveciennois nous ont confié, dans le débat certes, mais au nom des Louveciennois.
Dès demain, si le budget n’est pas voté, les Louveciennois n’auront plus voix au chapitre et c’est entre le Préfet et la Chambre régionale des comptes que tout se jouera. »
>> Marie-Dominique Parisot n’a absolument pas apprécié la manière dont le maire a rendu compte de ses propos. « Je n’ai jamais dit, ni même pensé que le rejet du budget ne serait pas sans conséquence pour Louveciennes. Ce sera pénalisant mais pas une catastrophe. Vous ne pouvez pas me faire dire n’’importe quoi. (…) »<<
Avec Madame Esnault : « (…) Si, comme vous le dites, vous continuez à défendre le même programme que celui sur lequel vous avez été élus à mes côtés, alors faisons un effort et dépassons les rancœurs, les égos et les querelles de personnes. Ce budget, c’est le moyen de réaliser ensemble nos projets. »
Avec Madame Charles-Béretti : « vous avez souhaité disposer d’un certain nombre d’informations complémentaires et aussi d’avoir le temps de consulter vos troupes.(…) J’espère que les explications que vous avez reçues sur différents points abordés en commissions ces derniers jours, vous auront permis de vous forger une opinion sur le sujet. »
Dans la foulée, plusieurs commissions ont été réunies (Urbanisme, Finances, Travaux) ainsi qu’un Conseil d’administration du CCAS ; c’était selon le maire une occasion de poser des questions et de recevoir des réponses aux interrogations.
Il a tenu à faire remarquer que depuis qu’il siège au conseil, que soit dans l’opposition puis dans la majorité, « jamais autant de détails et d’informations n’ont été mis à la disposition de tous les élus. »
Il a enfin souligné que le budget modifié a été élaboré en tenant compte de « l’ensemble des demandes exprimées par les 3 groupes d’opposition, nous avons cherché les points de convergence entre vous. En vérité, ils sont peu nombreux car les premiers veulent une chose, les seconds bloquent sur un projet qui ne pose pas problème aux troisième, etc… »
Un budget légèrement remanié
Lyderick Watine, Adjoint aux finances, à l’aide de transparents, a présenté d’une manière claire les principaux agrégats et soldes du budget 2021 en les comparant avec les réalisés 2020 et en mettant en évidence les quelques modifications apportées par rapport à la version du 30 mars (« ce qui faisait consensus ») (2)
Nous avons déjà écrit que le nouvel adjoint aux Finances, nommé seulement depuis mi-février, a fait des efforts méritoires pour améliorer la qualité de l’information financière publiée. Celle-ci nous paraît la plus satisfaisante depuis que nous suivons pour La Tribune de Louveciennes les soirées budgétaires. Les demandes pressantes de l’opposition y sont évidemment pour quelque chose. Il est cependant curieux d’entendre les très fortes exigences, à satisfaire au plus vite, de ceux qui étaient bien silencieux lorsqu’ils étaient dans la majorité ou dans l’opposition. Certes des améliorations sont possibles et nécessaires (notamment sur les frais de personnel), les estimations des dépenses de fonctionnement doivent être plus précises, une programmation des investissements doit être réalisée sur la base d’études et méthodiquement comme l’a souligné Stéphane Pihier (VAL). Resteront bien entendu les différences d’appréciation entre majorité et opposition sur les choix politiques.
Les améliorations introduites par Lyderick Watine ont été saluées par Stéphane Pihier (VAL) qui note que « le document budgétaire légèrement revisité, présente des points positifs quant à la forme avec enfin pour les principaux postes budgétés un rapprochement avec les dépenses et les recettes réalisées en n-1. La lecture et l’analyse en sont grandement facilitées. » Murielle Charles-Beretti (LREM) va dans le même sens en remerciant Lyderick Watine de « sa bonne volonté pour nous fournir les chiffres demandés, pour répondre à nos questions et interrogations diverses, et pour la prise en compte de nos objections, pas toutes mais certaines tout de même ».
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Nous ne procéderons pas pour le moment à une analyse détaillée du budget 2021, nous attendrons pour le faire la version définitive arrêtée par le Préfet. De même s’agissant des critiques des oppositions, nous relèverons essentiellement celles qui concernent les questions de méthode.
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Lors du dernier conseil, Stéphane Pihier (VAL) avait déjà fait part des « points de désaccords majeurs » qui ont conduit son groupe à ne pas voter le budget. Sur le fond, il a noté peu de changement. « Certes vous avez retiré comme nous le souhaitions le remplacement immédiat des bulles de tennis, faute d’étude sérieuse sur le besoin et les options techniques. De même vous renoncez pour l’heure à la création d’un chargé de développement économique. (…) Pour le reste et malgré les explications enfin apportées en commissions sur le montant de certains investissements projetés (terrain de foot à 5, préau de l’école Doumer, remplacement de véhicules), nous regrettons toujours l’absence de pertinence et de réalisme du budget qui nous est proposé. »
En fonctionnement, il pointe « les écarts exagérément importants au niveau de certains postes des charges à caractère général entre les sommes budgétées et le réalisé des années antérieures qui n’ont pas été revus. » (3) Le budget d’investissement lui est apparu toujours aussi pléthorique. « Les 7, 5 M€ projetés pour 2021, quasiment le budget de toute une mandature, sont totalement inconséquents, irréalistes et prématurés. Irréalistes, compte tenu de la date à laquelle nous votons le budget. » Inconséquents et prématurés alors même que de nombreuses études sur des projets ne sont pas disponibles (gymnase, maison des associations, état des bâtiments communaux,…).
Lyderick Watine n’est pas d’accord sur la critique relative à des investissements qualifiés d’irréalistes, un planning des travaux à réaliser a bien été fourni aux conseillers.
Max Brunner (Louveciennes Réunie) a considéré que les modifications apportées à la version du budget du 30 mars sont des « mesurettes ». L’opposition de son groupe porte principalement sur l’augmentation excessive des dépenses de personnel et un programme d’investissement envisagé (7,5 M€) irréalisable donc non sincère.« Nous sommes déjà à la mi-avril, comment réaliser en moins de 8 mois un tel programme ? »
Pour utiliser à bon escient une « trésorerie pléthorique et stérile » (ce qui est vrai), la seule solution pour Max Brunner reste de rembourser 3 emprunts comme il l’avait stoïquement proposé en octobre dernier, alors qu’il était encore maire-adjoint aux Finances.
Pour juger de la gestion de la commune, Max Brunner a marqué une nette préférence pour les comparaisons avec des communes similaires à partir d’indicateurs et de ratios (ceux de la Trésorerie de Saint-Germain-en-Laye, ceux publiés par le Ministère de l’action et des comptes public).
Utiliser les ratios comparatifs peut effectivement se concevoir, mais il faut les utiliser avec modération car leurs limites sont évidentes. En revanche, se référer à « L’Argus des contribuables Associés » pour enfoncer la gestion du maire est fortement déconseillé car il s’agit d’une fumisterie (notée 2/20, Louveciennes figure parmi les 3 communes les plus dépensières du département).
Enfin, « un pilotage par les indicateurs » privilégié par Max Brunner paraît peu opérationnel ni pour une entreprise, ni pour une collectivité.
Murielle-Charles Beretti arbitre
L’intervention de Murielle Charles-Beretti (LREM) était attendue avec impatience car de son vote dépendait le sort du budget. Malgré quelques avancées (comme la suppression de l’investissement Bulles de tennis qu’elle a été la première à critiquer), elle a déclaré qu’ « il reste encore des points pour lesquels vous ne m’avez pas convaincu. Vous pouvez encore faire mieux » sur la réduction des dépenses de fonctionnement notamment en réduisant le nombre de recrutements prévus, par une planification pluri-annuelle des investissements qui permettrait de mieux gérer les dépenses (elle a repris quelques exemples qui ont déjà été largement soulevés par d’autres intervenants : la toiture des Soudanes, le projet de la Maison des Associations, les subventions aux associations les plus importantes,…).
« Quand on ne fait pas ce que l’on dit et que l’on ne dit pas ce que l’on fait, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il y ait de la confiance. La confiance se gagne, se construit. Aujourd’hui elle n’est pas là, elle n’est plus là. Je le déplore. Je salue le dernier sursaut pour nous donner le maximum de réponses mais c’est malheureusement insuffisant et surtout trop tard. »
Le message de Murielle Charles-Beretti était clair : elle passait franchement dans une opposition déclarée.
Le maire a rappelé à la conseillère LREM que « le temps administratif ne correspond pas au temps politique. Il ne faut pas faire un procès d’intention à l’équipe en place. Les choses ne vont pas aussi vite qu’on le voudrait. »
Dernière cartouche
Avant le vote, le maire a fait la courte intervention suivante : « Je pense sincèrement que dans quelques années, quand les historiens se pencheront sur les archives municipales à la recherche de ce qui se passait en pleine pandémie mondiale du Covid, ils ne manqueront pas d’être choqués. Quelle mouche les a donc piqués. Nous ne sommes pas là pour amuser la galerie ou fabriquer des anecdotes aberrantes pour les historiens. Nous sommes là pour préparer l’histoire des Louveciennois. C’est ça un budget. Le budget c’est se projeter par-delà la crise. Ne bloquons pas l’avenir car c’est l’avenir qui nous jugera. »
Cela n’aura pas suffi.
Après le rejet du budget
Le maire a commenté, à l’adresse des opposants, le rejet du budget en ces termes : « Vous avez pris vos responsabilités. Maintenant vous allez les assumer devant les Louveciennois. »
Marie-Dominique Parisot (VAL) et Florence Esnault («Louveciennes Réunie) ont à leur tour souhaité tirer quelques enseignements.
S’adressant au maire, Marie-Dominique Parisot a jugé que «le refus d’adopter votre budget est un nouvel acte de défiance envers votre gestion mais aussi contre votre posture et votre choix de gouvernance autocratique que nombre d’élus, anciens ou actuels, d’opposition ou issus de votre liste, dénoncent. (…) La vie municipale ne doit pas pour autant s’interrompre et dans l’attente des décisions de l’Etat sur le budget, nous souhaitons prendre une part active dans la gestion courante de Louveciennes. Nous vous demandons d’être correctement informés sur les dossiers soumis au Conseil municipal et associés aux décisions importantes. »
Pour sa part, Florence Esnault (Louveciennes Réunie) a tenu à souligner que le rejet du budget ne bloquera pas le fonctionnement de la commune. « Les salaires des agents seront versés, les factures seront réglées et les travaux nécessaires ou en cours achevés, par exemple la réparation des voiries. Le CCAS va lui aussi continuer de fonctionner. En réalité seuls les nouveaux investissements qui font débat seront remis en cause. »
Pour elle le problème que pose aujourd’hui ce rejet du budget, est celui de « la perte de confiance». Elle a ciblé une fois de plus cible le service de la communication et sa Directrice. « Une communication omniprésente, qui n’est pas au service de la commune, mais d’un système fondé sur l’apparence, les paillettes, la poudre aux yeux.Un système qui n’est pas respectueux de l’argent public, celui de tous les Louveciennois. » Elle a considéré les seules nouveautés du budget comme « juste effrayante » : 2 créations de poste au service de la communication, « une subvention sans contrôle à une association officiellement indépendante, la MJC, on est proche de la gestion de fait ». Pour elle, « la communication n’est pas au service de la commune, c’est la commune qui sert les intérêts de la communication. »
Elle a conclu en faisant un appel du pied aux autres opposants en disant que « nous sommes aujourd’hui une majorité compétente et volontaire. Nous allons travailler en s’enrichissant de nos différences. Je sais de quoi je parle. Au cours du précédent mandat, j’ai travaillé au sein du CCAS avec l’opposition, en harmonie et de façon constructive. »
Dans sa réponse, le maire s’est notamment attaché à défendre le service de la communication et sa directrice. Il voit là un acharnement, une fixation sur une personne. Il a également souligné que la MJC porte une partie de la politique de la jeunesse.
Dans le cadre des questions diverses du public, le maire s’est fait un plaisir de commenter d’une manière grinçante une lettre qui lui a été adressée par Philippe Delarue, ancien maire-adjoint à la Sécurité et qui fait actuellement partie de « Louveciennes Réunie » ; cette lettre traite du Skate Park de l’Etang Sec et de des problèmes de nuisance qu’il entraîne. (4)
>>> Dans notre prochain article, nous verrons comment il nous semble possible de sortir de la grave crise que connaît la gestion municipale.
FK
(1) Aide du Centre national du Livre dépendant du Ministère de la Culture
(2) Les modifications apportées par rapport au Rapport d’orientation budgétaire (ROB) et à la version du budget du 30 mars sont les suivantes :
- Diminution d’une recette accordée par la CAF (34.500 €),
- Diminution des charges de personnel (20.000 € qui se sont ajoutés aux 120.000 € déjà enregistrés par rapport au ROB),
- Réduction du budget LouvSmart (30.000 €),
- Annulation de l’investissement Bulles de tennis (150.000 €)
- Remboursement anticipé d’un emprunt (0,299 M€), comparaison par rapport au ROB.
(3) Stéphane Pihier s’est inquiété, alors que l’adoption d’un SPR (« Site Patrimonial Remarquable ») est un enjeu majeur du mandat, de l’absence de recrutement d’une personne qualifiée et disponible du niveau d’un architecte conseil.
(4) Nous donnerons la référence de la lettre de Philippe Delarue dès qu’elle sera disponible.
La retransmission intégrale de la séance du conseil municipal du 15 avril 2021 est accessible en cliquant sur le lien suivant > 4 heures 53 minutes >
Merci au maire de cette catastrophique je ne voterai pas pour vous la prochaine fois !
Dans les méandres de cette tragédie grecque, ou vaudeville, c’est selon, une phrase intéressante a soudain surgi ce soir-là: « Nous avançons à grands pas sur ce site ». Le maire faisait brièvement référence au projet immobilier de Villevert, LE gros dossier de la commune pour aujourd’hui et pour les nombreuses années à venir. Mais on n’en saura – une nouvelle fois – pas plus.
Dans que sens ce dossier serpent de mer avance-t-il « à grands pas » ? Est-ce une énième formule tentant de masquer les difficultés de ce projet qui impactera fortement la commune, quel qu’il soit au final?
On ne se rappelle déjà plus quand a eu lieu la dernière information publique à ce sujet. Des discussions approfondies du Conseil municipal sont promises de loin en loin, mais tragédie ou vaudeville se refusent obstinément à laisser la place à l’important.
@Pascal
Vous avez tout à fait raison de signaler l’allusion faite au dossier Villevert qui depuis des mois n’a pas fait l’objet d’une information correcte.
Lors du premier mandat de Pierre-François Viard une commission extra-municipale sur l’urbanisme avait été créée, elle s’est réunie deux fois (?) puis on n’en a plus entendu parler. Elle n’avait même pas été consultée avant l’approbation du PLU (décembre 2017), c’est dire.
Plutôt mauvais vaudeville comme le dit Pierre-François Viard que tragédie grecque comme le déclare Daniel Godard. Les élus de Louveciennes Réunie ont tendance à nous bombarder de citations ou de comparaisons foireuses. Qu’ils se méfient de l’effet boomerang
Comme à son habitude, le maire et son équipe préparent mal les dossiers ce qui fait que le conseil municipal s’éternise et que c’est un mauvais vaudeville.
Ils ne savent même pas ce qu’il se passe dans la commune !
C’est par un élu d’opposition qu’ils apprennent qu’il y a eu des travaux sur la devanture de l’ex Cocci market.
D’ailleurs, faute de transparence, nous ne savons pas ce que vont devenir l’ex Cocci market (parc du château) et l’ancien espace relaxation derrière l’église qui sont fermés depuis + d’un an.
Il faut redynamiser le centre-ville avec une vrai offre commerciale !
Nous ne savons pas aussi quand les travaux de la seconde maison médicale vont débuter.
Pourquoi ne pas conserver l’actuel cabinet médical rue du professeur Tuffier au lieu d’en créer un nouveau à la place de l’ancien restaurant (avec une accessibilité PMR par le jardin) ?
Il n’y a plus aucun pilote dans l’avion ni aucune trajectoire précise !
@Vincent
Une fois de plus vous souhaitez réouvrir le dossier du projet de Maison médicale de la Place de l’église (dans les locaux de l’ancien restaurant grec). Il était dans le débat des dernières élections municipales. Les deux listes qui étaient en faveur du projet ont obtenu près de 94 % des voix, LREM qui était contre 6 %. Autre point que vous ne retenez pas, il est pourtant essentiel : les deux médecins qui pratiquent rue Tuffier aspirent à des locaux plus modernes. Les leur refuser c’est encourir le risque de les voir quitter Louveciennes pour des communes plus accueillantes. Alors que Louveciennes est déjà en manque de médecins généralistes, est-ce cela que nous voulons ?
@ La rédaction
Il faudrait demander aux 2 médecins de la rue du Professeur Tuffier s’ils voulaient un nouveau cabinet médical plus grand.
L’emplacement du nouveau cabinet médical à proximité de l’église, c’est surtout pour ne pas léser la pharmacie s’il n’y avait eu qu’un cabinet médical aux Clos.
On ne sait toujours pas, faute de transparence, quand débuteront les travaux de ce nouveau cabinet médical à la place de l’ancien restaurant grec et quand il sera opérationnel. Il n’y a qu’une banderole avec l’inscription « Bientôt une nouvelle maison médicale ».
Le maire aurait pu consulter la population pour voir à quel emplacement mettre le second cabinet médical (à la place de l’ancien Cocci market au parc du château, à la place de l’ancien AILE…).
Je ne pense pas que la commune soit en manque de médecins généralistes (il y en a 2 nouveaux au cabinet médical des Clos + des spécialistes).
C’est bien d’avoir un second cabinet médical mais est-ce-que cela va attirer d’autres médecins généralistes en + des 2 médecins de la rue du Professeur Tuffier ?
Que va devenir l’ancien cabinet médical de la rue du Professeur Tuffier ? Va-t’il y avoir des logements bien intégrés ?
@Vincent
Vous posez de nombreuses questions auxquelles des réponses ont été apportées, lors de la campagne électorale mais également dans les colonnes de La Tribune de Louveciennes.
A chacun d’apprécier.
Oui les 2 médecins généralistes se sont exprimés en faveur de nouveaux locaux.
On ignore pour le moment le sort des locaux de la rue du Professeur Tuffier (qui appartiennent à des propriétaires privés et non à la commune).
@ la rédaction
Merci pour vos réponses et pour la qualité de vos articles.