Lors de l’installation du nouveau conseil municipal issu des élections du 15 mars 2026, il a été procédé à l’élection du maire et des adjoints.
Sur les 29 élus du conseil municipal, 15 ont élu ou plutôt réélu, au bulletin secret, Marie-Dominique Parisot. Si l’on décompte les 5 élus de l’opposition, c’est donc 9 conseillers de la majorité qui se sont abstenus. Situation inédite. En 2021, Marie-Dominique Parisot avait recueilli tous les suffrages.
L’abstention était également bien présente lors du vote désignant les 6 maires-adjoints.
Dissiper un malaise
Il ne s’agissait donc pas d’une erreur technique (des élus inexpérimentés se trompant de bulletins de vote) mais l’expression d’un malaise. Celui-ci a été reconnu par Marie-Dominique Parisot qui en a parlé lors de la séance du conseil municipal du 31 mars 2026 (*).
« Après le conseil, nous avons pris le temps de discuter ensemble de la raison de ces votes. Il est ressorti de nos échanges que ces votes exprimaient une incompréhension sur notre organisation et notre méthode de travail passées. J’ai entendu ces interrogations et nous avons travaillé ensemble pour les lever au travers notamment des délégations aux adjoints et aux conseillers municipaux. C’est chose faite aujourd’hui, quelques réglages restent encore à faire avant de vous présenter notre organisation. Vous avez devant vous des élus de la majorité rassemblés, toutes et tous déterminés à travailler ensemble dans le calme et la sérénité pour faire avancer la ville et la préparer à un avenir qui s’annonce à la fois incertain et difficile. »
Le périmètre des attributions des maires-adjoints ainsi que le rôle dévolu à des conseillers recevant des délégations seront officialisés lors de la prochaine réunion du conseil municipal, à savoir le 7 avril 2026.
Certains conseillers ont déjà été installés dans des commissions permanentes et comme représentants dans les syndicats et les associations. Nous ne savons pas si les contestataires (ou frondeurs) ont été satisfaits par ces premières mesures. L’avenir dira si l’équipe sera suffisamment solide pour affronter une situation qui sur un plan général est « incertaine et difficile ». Il s’agira aussi de mener à terme le dossier emblématique de « La Maison des Arts et de la Jeunesse » dans les anciens locaux de l’école Doumer. Nul doute que Pascal Leprêtre, revigoré par le résultat des élections, utilisera chaque aléas pour augmenter le volume de ses critiques.
« Running gag »
Lors du même conseil municipal, Mme le Maire a tenu à dissiper une rumeur qui court sur sa situation personnelle. « J’entends des bruits qui circulent, certains me voient quitter mes responsabilités en cours de mandat. La vérité est beaucoup plus simple. Je suis le maire de Louveciennes, vous m’avez élue et aujourd’hui je vous le dis clairement et directement, j’irai jusqu’au terme de mon mandat. Vous pouvez compter sur mon engagement total au service de la commune et de ses habitants. »
La démission en cours de mandat est un « running gag » à Louveciennes. On l’avait évoqué du temps d’André Vanhollebeke, de Pierre-François Viard (encore que) et maintenant cela touche Marie-Dominique Parisot. Disposant d’une majorité conséquente, maintenant apparemment rassurée, une telle décision ne peut relever que de raisons personnelles qui appartiennent à Mme le Maire. Nous ne nous livrerons pas ici à de la politique-fiction (**)
FK
(*) La video de la séance (51 minutes 27) du conseil municipal du 31 mars 2026 est accessible en cliquant sur le lien suivant > https://www.youtube.com/watch?v=gtI7PhoVd1s
(**) Pour les étudiants en sciences politiques, on peut leur recommander de lire l’étude de l’Association des maires de France (AMF) et du Cevipof (Sciences Po), publiée en juin 2025 et qui a analysé plus de 2 189 démissions depuis le début du mandat 2020.