Echos de la séance du conseil municipal du 29 janvier – Série de notes brèves
* Le Conseil municipal de #Louveciennes s’est réuni jeudi 29 janvier 2026 avec un ordre du jour presque exclusivement consacré au Débat d’orientation budgétaire (DOB). Pour la majorité, 16 conseillers étaient présents (y compris le maire et tous ses adjoints), l’opposition de gauche était représentée par son unique conseiller, Pascal Leprêtre, l’opposition « Avec vous pour Louveciennes » (celle de l’ancien maire) qui dispose de 6 conseillers ne pouvait compter que sur la présence de Benoît Nusbaumer et Boleslas Palewski.

* Stéphane Pihier, maire-adjoint aux Finances, a présenté d’une manière claire et détaillée les principaux agrégats et soldes des finances communales, en s’appuyant sur une série de transparents (slides), 29 au total, projetés en séance et qu’on peut retrouver sur la video. L’exercice est maintenant bien rôdé et tranche avec les présentations parfois calamiteuses de certains des prédécesseurs à la fonction.
* Le rapport d’orientation budgétaire (ROB) est disponible sur le site de la mairie >>> https://www.mairie-louveciennes.fr/download/CONSEILS%20MUNICIPAUX/2026/DELIB/AR-Annexe_DEL2026-01-01_Rapport_d%E2%80%99Orientation_Budgetaire_2026.pdf
* Tenir un débat d’orientation budgétaire alors qu’on est à moins de 50 jours des prochaines élections municipales constitue un exercice curieux. D’aucuns penserons que cela a tout l’air d’un programme électoral même si on est dans le factuel. Les délais sont il est vrai d’ordre légal. A l’exception du plan pluri-annuel des investissements, il s’est agi essentiellement du dévoilement du budget 2026.
* Le budget sera voté le 18 février prochain alors que sa mise en oeuvre sera le fait de la majorité issue des urnes. A cet égard, la liste conduite par Marie-Dominique Parisot est actuellement – en fonction des forces qui se sont déclarées – la grande favorite des prochaines élections. Adopter le budget dès le mois de février traduit cette confiance (alors qu’on avait en année électorale jusqu’au 30 avril pour le faire).
* Malgré le contexte financier difficile dans lequel se trouve le pays, la commune est arrivée à dégager une capacité d’autofinancement largement positive soit 1,890 M€ en 2025. Il faut certes noter que ces bons résultats tiennent compte d’éléments exceptionnels : des droits de mutation sur deux ventes de demeures patrimoniales (0,665 M€) et une contribution exceptionnelle de la Communauté d’agglomération (0,107 M€) ; en sens inverse on relève une ponction de l’Etat (0,208 M€ au titre de la DILICO). Toutefois, sans ces éléments exceptionnels la capacité d’autofinancement (courante) reste positive (1,326 M€). Par ailleurs, la commune avait accumulé antérieurement des excédents, on arrive ainsi à fin 2025 à un total de réserves de 5,282 M€.

* Dans les recettes de fonctionnement, on relève la part prépondérante prise par la fiscalité locale soit 13,553 M€ dont la taxe foncière et l’attribution dite de compensation versée par la Communauté d’agglomération (CASGBS) à partir des impôts économiques qu’elle encaisse.
Il n’est pas envisagé d’augmenter les taux d’imposition en 2026, les bases seront en revanche revalorisées selon une décision du gouvernement.

* Dans les dépenses de fonctionnement, les frais de personnel constituent le poste le plus important. Pour 2026, l’augmentation est sensible (+ 9,2 %) mais on notera que les estimations sont faites sur la base des effectifs théoriques et on sait par expérience qu’ils ne sont jamais au complet. Au 31 décembre les effectifs de la commune s’élèvent à 111. Une ventilation par secteur d’activité figure dans le ROB.

* Les investissements bondissent spectaculairement passant de 2,9 M€ à 7,2 M€. Ils comprennent notamment la rénovation de l’éclairage public (2,274 M€) et le démarrage des travaux relatifs à la « Maison des Arts et de la Jeunesse Paul Doumer » (2,390 M€). On rappellera que des votes antérieurs avaient acté ces deux programmes.

* On relève l’importance des travaux dans les écoles notamment à l’école des Soudanes (véritable passoire thermique) et une mauvaise surprise qui coûte chère (250.000 €) : l’obligation décrétée par la Direction des routes de financer un carrefour à la hauteur des logements sociaux qui sont en train d’être construits le long de la RN 186 (51 logements sociaux réalisés par Batigère Habitat).

* Pour la première fois depuis très nombreuses années, la commune va recourir à l’emprunt pour financer une partie des investissement. 1,5 M€ seront contractés auprès de la Banque des Territoires (CDC) ; le taux sera celui du Livret A augmenté de 0,5 point ; sa durée sera de 25 ans.
* Pascal Leprêtre (opposition, gauche) considère que cet exercice relatif aux orientations budgétaires est « largement artificiel » car elles n’engageront pas les conseillers élus en mars prochain. Et pour ce qui est du budget, « il serait souhaitable et plus respectueux du suffrage à venir d’organiser le vote du budget après les élections afin de laisser au nouveau conseil municipal la pleine responsabilité de ses choix ».
Il réitère son opposition au projet de « la maison de la jeunesse et des arts » (ancienne école Doumer) «tant sur son opportunité que sur son dimensionnement financier ».
Il note la bonne nouvelle constituée par des recettes exceptionnelles qui offrent à la commune une capacité temporaire à envisager des projets ainsi qu’une « situation de trésorerie confortable » et « un endettement maîtrisé »
« Ces éléments sont réels mais ils ne doivent pas conduire à anticiper des choix structurants qui engageraient durablement la commune avant même que les électeurs ne se soient exprimés. »
* Mme le maire dans sa réponse rappelle que les projets d’investissements figurant dans le rapport d’orientation budgétaire (rénovation de l’éclairage public, maison des arts et de la jeunesse) sont déjà engagés, ayant été votés par le conseil municipal. Ce ne sont pas des projets nouveaux.
En ce qui concerne la date du vote du budget, « nous avons jugé plus rationnel d’y procéder en février car avec les élections puis les vacances scolaires cela devenait compliqué … Cela n’empêchera pas l’équipe qui sera en place après les élections de modifier – si elle le souhaite – les orientations prises par l’équipe actuelle. »
* Benoît Nusbaumer (opposition) renouvelle son opposition au projet Doumer dont on n’a pas démontré le retour sur investissement. Et s’agissant du financement des investissements on utilise quand même la moitié des réserves, c’est quand même une ponction non négligeable.
* Sur la question du retour sur investissement (question récurrente), Isabelle de Tonquédec, maire adjoint aux Travaux, estime que cette notion n’a pas de sens dans le cas d’investissements publics, ce n’est « le bon prisme ». Ainsi l’éclairage était dans un tel état de délabrement qu’il fallait de toutes façons passer par une rénovation. Mme le maire a ajouté que l’éclairage public est en panne sans arrêt, il constitue une pollution dangereuse pour les gens qui circulent. Le nouveau système sera fiable en terme de confort, de sécurité et on aura une diminution de la facture d’électricité puisque tout le système va passer en LED. Sur ce dernier point, Isabelle de Tonquédec apporte des chiffres très parlants : pour l’éclairage public la consommation était de 700.000 kwh par an, avec l’extinction des feux la nuit on est passé à 450.000 kwh et avec la rénovation on sera à 180.000 kwh. Il y aura également une économie sur la maintenance qui est actuellement de 40.000 € par an. « Que dire de plus. Si on investit aujourd’hui c’est pour dépenser moins demain. »
* S’agissant du projet Doumer, et indépendamment du choix politique qui consiste à favoriser les associations, Isabelle de Tonquédec apporte les éléments chiffrés suivants : les coûts de fonctionnement de Doumer s’élevaient pour la commune à 195.000 € qui seront réduits à 50.000 € dans le futur. Si on avait conservé l’école Doumer, on aurait dû réaliser pour 4.000.000 € de travaux afin de respecter les obligations du décret Tertiaire. Et si on se tourne vers les bâtiments abritant des activités qui vont être regroupées à Doumer on arrive à des chiffres importants de travaux qui auraient été nécessaires : 650.000 € pour la MJC, 240.000 € pour la Maison des enfants, 200.000 € pour le local de la rue Georges Blandon ce qui équivaut à un total de 1.000000 €. On ajoutera que ces bâtiments sont destinés à être vendus.
* Benoît Nusbaumer (opposition) estime que devant les bons résultats financiers, on aurait pu faire un geste en diminuant la taxe foncière. Pour Mme le maire, la hausse de la fiscalité nous a rapporté de l’ordre de 700.000 € ; cette année nous risquons une ponction de l’Etat avec le DILICO de 600.000 € qui mange complètement l’augmentation de la fiscalité. C’est la première fois que nous avons une capacité d’autofinancement qui nous permet de financer des investissements. Il faut poursuivre dans cette trajectoire. Et par ailleurs les taux de Louveciennes se situent dans la moyenne.
* Parmi les décisions prises par le maire, on note que dans le cadre d’un recours contentieux formé à l’encontre de l’arrêté de permis de construire modificatif délivré le 24 septembre 2025 à la SCCV Louveciennes Princesse pour la construction d’un immeuble de 46 logements sur un terrain sis 37 rue de la Princesse à Louveciennes la commune a fait appel à un cabinet d’avocat pour l’assister.
* Dans le cadre des Questions diverses Pascal Leprêtre (opposition, gauche) a souhaité aborder un sujet sensible, à savoir la question de la neutralité de la communication municipale en période électorale. Cette intervention suivie de la réponse de Mme le maire fait l’objet d’un article séparé.
* La video de la séance du conseil municipal du 29 janvier 2026 (1h32) est accessible en cliquant sur le lien suivant > https://www.youtube.com/watch?v=kvu7bVNM7gc
Le résumé de la séance a été réalisé par François Kremper