Le pavillon du Barry s’affiche…

Vous avez peut-être remarqué dans votre magazine ou sur les affiches Decaux cette publicité des parfums « Miss Dior », avec au  premier plan une belle blonde, en arrière une rolls-royce blanche et un ouvrage néo-classique qui rappelle…, et oui bien sûr, le pavillon de musique de Madame du Barry sis à Louveciennes.
Nous espérons que la Fondation Julienne Dumeste, à qui appartient le pavillon, aura là de belles retombées financières pour ses œuvres.
S’agissant de la notoriété du lieu, il n’est pas certain qu’elle augmente à travers cette pub.
A moins que le lieu ne devienne un must pour les photographes et cinéastes en mal d’inspiration…

Pour en savoir plus sur l’histoire du pavillon de Mme du Barry à Louveciennes le mieux est de consulter l’indispensable WIKIPEDIA.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_de_Madame_du_Barry_(Louveciennes)

En 1769, Louis XV offrit le château construit au XVIIIème siècle pour le baron Arnold de Ville (l’ingénieur en chef de « la machine de Marly ») à sa nouvelle favorite, Mme du Barry.

« Le château présentait l’inconvénient de ne pas avoir de vue sur la Seine. En outre, Mme du Barry jugea les pièces de réception insuffisantes. Elle décida donc de faire construire, à l’aplomb de la vallée de la Seine, un pavillon qui ne comprendrait que des pièces de réception.

Des projets furent demandés à Charles De Wailly et à Claude Nicolas Ledoux. En dépit des avis négatifs émis par plusieurs de ses confrères, notamment Gabriel, Mme du Barry décida de retenir le projet de ce dernier, alors au début de sa carrière. La construction fut exécutée en 1771.
L’inauguration eut lieu le 2 septembre 1771 en présence du Roi. On donna la pièce de Collé « La partie de chasse de Henri IV » et un souper en musique (les musiciens se plaignirent de l’exiguïté des tribunes de la salle à manger, aujourd’hui fermées par des miroirs) suivi par un feu d’artifice. (…)
Le pavillon demeura donc approximativement dans son état originel jusque dans la seconde moitié du XIXe siècle. À une date indéterminée, il fut défiguré par l’adjonction d’un comble à la Mansart et de volets aux fenêtres.
Acquis en 1923 par le parfumeur François Coty auprès de l’homme politique et industriel Louis Loucheur, le pavillon subit de graves désordres en raison de l’affaissement d’une partie du coteau sur lequel il était bâti. François Coty fit alors appel à l’agence de l’architecte Charles Mewès pour le faire déplacer de plusieurs mètres ; si cette solution radicale sauva l’édifice d’un éboulement qui se produisit quelques années plus tard et qui l’aurait entièrement détruit, elle s’accompagna de transformations profondes : le comble mansardé fut transformé en un étage d’attique abritant cinq chambres à coucher, tandis que de vastes
dépendances furent créées en sous-sol pour aménager un laboratoire de parfumerie, un générateur électrique, des cuisines et une piscine.
En 1959, le pavillon fut acheté par l’American School in Paris qui s’y installa. »

En attendant que l’article de Wikipedia soit complété par les nouveaux propriétaires du pavillon, indiscutablement les mieux placés pour le faire, quelques informations complémentaires :
L’American School in Paris a occupé les lieux entre 1959 et 1967.
Le pavillon de musique appartient actuellement  à la Fondation Julienne Dumeste ; celle-ci y organise des concerts (renseignements et inscriptions à l’Office de tourisme de Marly-le-Roi). Des réceptions peuvent également y être données.


Autres références

* « Louveciennes-Echos » a consacré une large part de son numéro 12 (juin 2005) à l’ouverture exceptionnelle du Pavillon de musique à l’occasion des journées du patrimoine.

•    Vous nous permettrez enfin de dire qu’ici même, à l’occasion des cérémonies du XXème anniversaire du jumelage avec Meersburg, nous avons publié le 11 octobre 2006 deux photos d’ambiance de l’intérieur du pavillon.

Cet article a 8 commentaires

  1. Pierre

    Bonjour,
    j’ai pris connaissance de votre site dans le dernier Louveciennes Echos. Pourquoi indiquez vous en entête « média indépendant » alors qu’en réalité vous êtes le média d’un groupe d’opposition municipal. N’y aurait-il pas tromperie dans votre affichage ?

  2. La rédaction

    A l’attention de Pierre
    Il y a confusion car notre blog n’est absolument pas cité dans le dernier numéro de « Louveciennnes-Echos » (janvier 2007), ni d’ailleurs dans les numéros précédents.
    Nous confirmons, si besoin est, que nous ne sommes pas le média « d’un groupe d’opposition municipal ».
    Nous nous intéressons bien entendu aux affaires de la cité (*) mais avec une approche qui se veut avant tout factuelle et objective, sans esprit partisan.
    Il nous arrive d’exprimer nos préférences en soutenant par exemple le beau projet de l’association Racine relatif à « l’allée Saint-Joseph » qui n’a pas été retenu par l’équipe municipale en place ; nous avons également traité du dossier de « la zone 30 » qui en revanche a été mis en application par la municipalité début mars, action que nous saluons.
    Comme tout lecteur, vous avez la possibilité de nous envoyer vos commentaires sur tel ou tel sujet qui vous semble insuffisamment ou mal analysé. Vos commentaires seront repris in extenso.
    (*) Politique = du grec politikos « de la cité »

  3. La rédaction

    A l’issue de l’Assemblée générale du Comité de Jumelage de Louveciennes (31mars 2007), M. Roger Cardon a donné une très intéressante conférence sur le thème de l’ « Histoire du Pavillon de musique de la comtesse du Barry ».

  4. La rédaction

    A l’attention de Pierre
    Mea culpa. Nous venons de trouver dans notre boîte aux lettres (ce jeudi 5 avril) le dernier numéro de « Louveciennes-Echos »
    (n° 20) dans lequel, effectivement, l’adresse de notre blog « La Tribune de Louveciennes » est citée par le groupe municipal,
    « Objectif de Louveciennes ».
    Nous préciserons que nous n’avons pas sollicité cette « publicité » mais que nous l’acceptons bien volontiers.
    Nous persistons à dire et à redire que nous sommes « indépendants » de tout mouvement ou groupe politique. Cette position n’est pas toujours facile à admettre car toute personne « engagée » a trop tendance à penser que « si vous n’êtes pas avec moi, vous êtes contre moi ».
    Nous continuerons à aborder tous les sujets susceptibles d’intéresser les habitants de Louveciennes et de ses environs, sans a priori, et en essayant de publier des articles documentés. Bien entendu, nos commentaires expriment un point de vue, une sensibilité, des préférences mais nous avons toujours accueilli ici, sans censure, toutes les positions. N’hésitez pas à vous exprimer !

  5. La rédaction

    Lu dans le Point (jeudi 21 juin 2007)
    Entretien avec Benedetta Craveri, grande historienne italienne, auteur de « Reines et favorites : le pouvoir des femmes » (Gallimard)
    Extraits
    Le Point : De toutes ces femmes, quelle fut la plus honnie ?
    Benedetta Craveri : Sans doute Mme du Barry, née Jeanne Bécu, prostituée de haut vol connue sous le nom de Mlle Lange, ou mieux encore, l’Ange. D’une exceptionnelle beauté (« une poitrine à contrarier le monde » écrit le prince de Ligne), c’était à 20 ans une courtisane accomplie aux manières exquises. Venue du peuple, elle était passée directement au monde des grands financiers et de la grande noblesse où se recrutaient ses clients, échappant au mauvais ton de la bourgeoisie dont Mme de Pompadour, selon Talleyrand, n’avait pas totalement su s’en déprendre. Son goût était parfait, ses choix artistiques aussi, et Louis XV, sexagénaire en tomba amoureux. Je crois qu’elle l’aimait et n’avait d’autre souci que la joie de vivre. Elle fut chassée, envoyée au couvent, puis autorisée à regagner sa propriété de Louveciennes où elle créa une utopie champêtre qu’elle menait en vrai philanthrope, adepte des idées rousseauistes. Elle continua à recevoir les visiteurs les plus illustres, jusqu’à l’empereur Joseph II, venu à Versailles vérifier ce qui se passait (ou pas) dans le lit de sa sœur Marie-Antoinette et de son beau-frère. Reste qu’elle avait déchaîné des haines incoercibles : les « Anecdotes sur Mme la comtesse du Barry », un livre clandestin publié juste après la mort de Louis XV, est le best-seller absolu de ce genre de littérature au XVIIIème siècle. Professionnelle de l’amour, quelles que soient ses qualité, elle apparaissait l’incarnation de tous les vices, la preuve évidente de la déchéance d’un tyran qui, dès lors, ne pouvait plus être considéré « ni comme un père, ni comme une figure divine ». A l’hiver 1793 , cela lui valut la guillotine.

  6. La rédaction

    Le pavillon de musique de la comtesse du Barry, décor du calendrier 2008 des rugbymen français.
    En avance su l’année mais parfaitement synchrone avec le démarrage de la Coupe du monde, le calendrier « Les Dieux du stade 2008 » sort en librairies et maisons de presse cette semaine.
    Pour cette huitième édition, les photos (plus d’une trentaine) qui mettent en scène la plastique de nos rugbymen sont dues à Steven Klein, photographe new-yorkais.
    On espère dépasser les 200 000 exemplaires vendus l’an dernier ; il est vrai que certaines photos relativement sulfureuses, si l’on en juge d’après les premiers clichés diffusés par la presse, devraient y contribuer.

Laisser un commentaire