Le groupe scolaire Doumer va fermer ses portes à la rentrée prochaine

La majorité du conseil municipal de Louveciennes, vient dans sa séance du 30 janvier 2024, de voter la fermeture du groupe scolaire Doumer (maternelle et primaire). Et ceci en dépit des critiques vigoureuses des oppositions municipales et des manifestations de parents d’élèves.

Cette fermeture prendra effet à la rentrée prochaine à moins que le recours en justice annoncé par les oppositions bloque la décision.

(Le groupe scolaire Doumer – Photo ER)

Madame le maire de Louveciennes, Marie-Dominique Parisot, a développé lors du conseil les arguments, essentiellement de nature financière, qui plaident en faveur de la fermeture (1). Le rapport d’orientation budgétaire présenté au cours de la même séance avait pointé une situation financière très difficile pour la commune qui sera incapable d’équilibrer le budget 2025, si rien ne change (2). 

Les arguments en faveur d’un regroupement sur deux écoles

Madame le maire a rappelé que sur le territoire communal de Louveciennes sont implantés trois groupes scolaires : Leclerc, Soudanes et Doumer. Ces groupes scolaires s’avèrent être chacun constitués par une école maternelle et une école élémentaire. Dans le cadre d’une étude réalisée par les services de la ville sur l’utilisation des bâtiments communaux, et plus précisément des groupes scolaires, il a été constaté une sous-occupation des écoles au regard de leur capacité d’accueil. 

Ainsi, pour l’année 2023/2024, bien que 608 élèves soient accueillis à Louveciennes, 17 salles de classe, s’avèrent être actuellement inoccupées sur les temps scolaires ce qui pourrait potentiellement permettre de façon immédiate le rassemblement de l’intégralité des élèves sur deux groupes scolaires, au lieu des trois existants actuellement. 

Cette sous-occupation des locaux est amenée à se poursuivre dans les années à venir puisque aucune augmentation des effectifs scolaire n’est à prévoir. Ainsi, dès la rentrée 2024/2025, il est envisagé la fermeture d’une classe de maternelle et d’une classe en élémentaire. 

Dans ce contexte, il s’avère nécessaire de rationaliser l’utilisation des groupes scolaires en procédant à la fermeture d’écoles dont l’usage ne s’avère plus indispensable. Le choix d’une fermeture s’est orienté logiquement vers le groupe scolaire Doumer (abritant l’école maternelle Camille Saint Saëns et l’école élémentaire Leconte de Lisle). Ces deux écoles se situent au centre de Louveciennes, à moins de 500m du groupe scolaire Leclerc et à moins de 900m du groupe scolaire des Soudanes. 

Les lignes de transport scolaire seront maintenues à la rentrée de septembre 2024 pour desservir Leclerc et Soudanes. Le personnel communal affecté sur les trois groupes scolaires sera redéployé dans son intégralité au sein des deux groupes scolaires. 

Madame le maire tient à souligner qu’une intense phase de communication et de concertation a eu lieu avec les différents acteurs concernés, notamment avec la Direction Académique des services de l’Education nationale (DASEN) des Yvelines, avec les directrices et les équipes pédagogiques des écoles, avec le personnel communal concerné (accueil, périscolaire, restauration,…), avec les parents d’élèves, avec les élus à travers la réunion d’information pour les représentants des listes du conseil municipal (11 janvier), puis lors de la commission Enfance et vie Scolaire (22 janvier).

Le projet a reçu un avis favorable du préfet le 18 janvier 2024.

L’intervention en mode critique de Pascal Leprêtre

L’unique représentant de la gauche au conseil municipal, Pascal Leprêtre, a fait une longue intervention (20 minutes), très politique (ce n’est pas un défaut), très critique, bien construite en bon dialecticien qu’il est. Son attaque est d’emblée frontale :« Jamais en près de 25 ans de mandat municipal, je n’ai été amené à prendre position sur un sujet aussi important que celui qui nous est soumis ce soir, la fermeture d’un groupe scolaire et ses conséquences, à savoir le redéploiement de certaines structures municipales ou associatives comme la Maison des enfants ou la MJC au sein des locaux des écoles ainsi libérées. » Le projet de Madame le maire est pour lui « inacceptable tant sur la forme que sur le fond. » 

Sur la forme, ce projet « donne l’impression d’une grande improvisation. » Comme d’autres élus, il se plaint d’avoir été informé du projet que le 11 janvier 2024 soit 18 jours seulement avant la séance du conseil municipal. 

Pascal Leprêtre émet alors deux hypothèses : 

« Soit ce projet a été préparé à la va-vite courant décembre dans un élan de panique pour tenter de trouver une solution rapide aux difficultés financières » ce qui relèverait du « plus grand amateurisme.» 

« Soit ce projet a été préparé bien en amont, depuis des mois et donc dans la plus grande opacité et sans la moindre concertation ni avec les personnes concernées, ni avec l’ensemble des élus. »

« Bref, quelle que soit l’hypothèse, ce dossier du fait même de ses conditions d’élaboration est d’entrée de jeu discrédité. » Car ajoute l’élu socialiste, « un tel projet, de par son ampleur, ses implications sur la population, sur l’urbanisme, sur les transports, sur l’environnement, sur les finances, doit faire l’objet d’un vaste débat et d’une large concertation avec tous les acteurs.» Pour lui ce n’est pas le cas. «Les informations sont distribuées au compte-goutte après que le projet ait été finalisé. Ce projet souffre à l’évidence d’un déficit démocratique. »

Il en veut pour preuve le rejet du projet par les conseils des écoles Doumer, Leclerc, Soudanes ainsi que le succès d’une pétition protestant contre la fermeture.

A cet égard, la pétition initiée par Sébastien Lehaudé, représentant de parents d’élèves, a recueilli près de 1.500 signatures ce qui constitue une belle réussite (même si le chiffre paraît dopé si on le compare aux 2.500 votants aux dernières élections municipales à Louveciennes).

(Pascal Leprêtre lors de son intervention – Capture d’écran video)

Pascal Leprêtre conteste également le projet sur le fond qui « répond à une logique comptable à court terme ».

« La fermeture des deux écoles et le transfert en leur sein de structures comme la MJC, la Maison des enfants permettrait selon les chiffres que vous nous avez donnés il y une économie de 100.000 € à 120.000 €. Tout ça pour ça. À quoi correspondent 100.000 € à l’échelle de du budget communal ? 100.000 € c’est moins que le montant annuel des indemnités du maire et de ses adjoints. » Cette dernière pique, un brin polémique, est  énoncé par le conseiller municipal qui en d’autre temps demandait simplement qu’on répartisse la manne sur l’ensemble des élus.

Pascal Leprêtre ne s’attarde pas sur l’aspect financier car pour lui « ce projet compromet gravement l’avenir de notre commune et de ses atouts qui ont séduit de jeunes couples ou des familles à venir s’y installer. » Pour lui Louveciennes a « la chance d’avoir trois groupes scolaires de dimension humaine qui permettent d’avoir des effectifs raisonnables ce qui est une bonne chose pour les enfants.»

Il s’inquiète également sur les conséquences des regroupements envisagés. « Ce projet va augmenter les effectifs des groupes scolaires Leclerc (+30) et Soudanes (+170). Pour un élève, être scolarisé dans une école de 150 élèves ou de 300 élèves ce n’est pas la même chose : cela veut dire moins de salles disponibles pour des activités, cela veut dire une cour à partager devant être davantage surveillée, cela veut dire plus de services de cantine ou plus d’enfants à la cantine avec plus de bruit… »

S’agissant du transfert de la Maison des Enfants et de la MJC dans les bâtiments rendus libres de Doumer, il émet d’autres craintes. Pour lui, La Maison des enfants est un équipement emblématique de Louveciennes, une petite pépite municipale. « Ce qui fait le succès de la Maison des enfants depuis 40 ans ce sont d’abord les activités proposées et son personnel compétent, mais ce sont aussi ses locaux. Des locaux qui ont été rénovés ces dernières années ce qui a permis de renforcer l’attractivité de cette structure. » Et d’ajouter qu’ « avoir demain une Maison des enfants transférée dans des salles de classes d’un ancien groupe scolaire (…), sans espace vert, avec une cour d’école bitumée, ce n’est plus la même chose. (…) Délocaliser cet équipement est une aberration. »

Pour lui, il en est de même pour la MJC qui est aussi un équipement tout à fait majeur pour notre ville pour les adolescents et jeunes adultes, là aussi son cadre fait son succès. « Un tel transfert plomberait à coup sûr l’activité de la MJC. »

En résumé, pour Pascal Leprêtre « le projet est désastreux pour la commune, il marquera à jamais l’avenir de Louveciennes. Il est peu économe car l’économie modeste espérée n’est même pas certaine du fait du coût des aménagements induits. »

La voix  de l’oppositions de droite

Dans cette affaire, le principal groupe d’opposition de droite (6 élus sur la liste de l’ancien maire Pierre-François Viard) a donné l’impression d’être à la remorque de l’opposant de gauche. Ne serait-ce qu’en lui cédant la place sur le devant de la scène (sur la video, c’est saisissant).

Boleslas Palewski, lui même enseignant, a lu sur un ton lugubre, apocalyptique, le texte qu’il avait soigneusement préparé : « ouvrir une école aujourd’hui, c’est fermer une prison dans 20 ans cette célèbre maxime souligne avec force les valeurs de l’apprentissage et d’instruction de l’éducation (…), chaque année des centaines d’écoles ferment en France, aujourd’hui en 2024, en Ile de France, dans les Yvelines, à Louveciennes, des écoles ferment, or parallèlement les prisons sont de plus en plus remplies, la maxime semble donc être pertinente (…), le service public est touché, l’éducation n’est pas épargnée après l’hôpital public (…), fermer une école parce que les effectifs diminuent ou que l’établissement est vétuste est un acte peu populaire (…) difficile à avaler car cela impacte toute la vie de la cité, l’école étant depuis sa création un maillon essentiel de la vie locale, (…) dans les classes de ces petites écoles se développe pour les élèves et les familles un fort sentiment d’abandon car ils auront à subir des effectifs très chargés, des conditions d’apprentissage dégradées dans des écoles déstabilisées par cette nouvelle donne. » En conclusion, en repliant son papier, Boleslas Palewski, se demande si Marcel Pagnol n’aurait pas eu raison lorsqu’il affirmait :« Quelle est la vie des hommes, quelques joies très vite effacées par d’inoubliables chagrins. »

(L’intervention de Boleslas Palewski – Capture d’écran video)

Benoît Nusbaumer est en total désaccord sur le fond et plus encore sur la forme d’un projet établi sans concertation, préalable ni avec les élus, ni avec la population. Sur un sujet aussi lourd, un processus progressif avec les élus et les personnes concernées était indispensable. « On ne résout pas un problème budgétaire en réduisant l’offre scolaire. On ne veut pas qu’on dise. Bienvenue à Louveciennes, on ferme les écoles, on augmente les impôts. »

Sonja Joliot donne un tour émouvant à son intervention, elle souhaite qu’on se donne une année supplémentaire de réflexion qui laisse ainsi aux parents le temps de s’adapter…

Dominique Demai, maire-adjoint, ancienne enseignante à Louveciennes, lui répond qu’elle comprend cette émotion mais assure que c’est un projet mûrement réfléchi. « L’intérêt des enfants a toujours été notre souci principal. Les parents ont peut être plus d’émotions que les enfants qui s’adaptent rapidement. Ils seront encore d’en d’excellentes conditions, Louveciennes est privilégiée. Ils auront leurs institutrices, leurs classes, leurs copains,… »

Madame le maire récuse les termes de précipitation et d’opacité

Dans sa réponse à l’avalanche de critiques, Madame le maire reconnaît que cette fermeture suscite beaucoup d’émotion et d’incompréhensions. La fermeture est un choix politique assumé par son équipe en conservant les services offerts aux Louveciennois dans des conditions économiques supportables.

Le contexte économique est beaucoup plus grave que ce qu’on pouvait imaginer. « En 2025, si on ne faisait rien, on serait dans une impasse totale. On ne peut pas faire fi de cet élément financier. » La fermeture s’inscrit dans un programme d’ensemble plus large. 

Elle récuse les termes de précipitation, d’opacité. Le projet a été accéléré au vu des difficultés financières vers laquelle la commune s’acheminait. Le travail a commencé en juin  2023. Des alternatives ont été recherchées. La mise en oeuvre du projet ne pouvait se faire qu’avec la validation des effectifs par l’Education nationale, validation qui n’est intervenue qu’à la veille de Noël. L’information et la concertation ont eu lieu aussitôt après. S’agissant des délibérations, elles devaient être prises en janvier 2024 pour permettre une bonne rentrée en en septembre prochain dans les deux groupes scolaires retenus.

Madame le maire précise que les choses ne sont pas figées à ce jour. Il y a encore des discussions sur l’enseignement, la disposition des locaux, la restauration scolaire,…

(Marie-Dominique Parisot, maire de Louveciennes, lors de ses réponses aux critiques et interrogations des opposants – Capture d’écran video)

Elle confirme que ce sont bien la Maison des Enfants et la MJC qui seront accueillies dans les bâtiments Doumer. Elle fait observer que d’une part la Maison des Enfants qui a des frais de gestion importants n’est occupée que 4 demi-journées et le mercredi et que d’autre part le bâtiment de la MJC nécessite des travaux (et « nous n’avons le moindre euro pour les réaliser »).

Elle n’accepte pas qu’on dise qu’il aura une dégradation des conditions de scolarisation : le nombre d’enseignants sera identique, il n’y aura pas de classes surchargées, l’opération de restructuration ne s’accompagnera pas d’économies, les crédits affectés à l’enseignement seront maintenus. « Les écoles de Louveciennes restent largement à l’échelle humaine, ce ne sont pas des écoles importantes même  à 300/350 élèves. Les contacts avec les enseignants sont faciles. (…) Les enfants et les familles restent les priorités de notre mandat. 

Marc Richard, maire-adjoint, qui a piloté le projet, fournit en séance des informations complémentaires. Soudanes et Leclerc ont des capacités d’accueil suffisantes. Il y a 17 salles qui ne sont pas occupées durant le temps scolaire en permanence et le fait de transférer les enfants fera qu’au final il restera 10 classes vides ce qui permettra d’accueillir le périscolaire, les centres de loisirs et d’avoir des activités extra-scolaires dans des locaux dédiés ou partagés. A terme on arrivera à 2 groupes scolaires : 250 enfants à Leclerc (avec 31 enfants supplémentaires avec un impact limité), 355 à Soudanes, avec 2 accès différents, 2 axes routiers « ce qui évitera les engorgements ». (A titre d’exemple,  l’exemple de Bougival n’a que deux groupes scolaires avec des effectifs de l’ordre 270/300 élèves.)

L’intervention de Marc Richard s’est voulu factuelle, peu enthousiasmante donc ; il conclut toutefois sur un ton plus engageant : « Mettons toutes les chances de notre côté, regardons l’avenir et allons de l’avant. » 

Les observateurs auront retenu que Madame le maire a été très peu soutenue sur ce dossier délicat par les élus de sa majorité (à l’exception de Dominique Demai et bien entendu de Marc Richard). Les autres élus de la majorité sont restés silencieux ce qui n’a pas empêché la discipline de vote de fonctionner à plein. 

Le vote

Les 22 élus de la majorité municipale ont voté pour les délibérations actant la fermeture de l’école maternelle Camille Saint Saëns et de l’école élémentaire Leconte de Lisle formant le groupe scolaire Doumer.

Les 7 opposants ont voté contre (6 appartenant à la liste « Avec Vous pour Louveciennes », 1 faisant partie de la liste de gauche « Louveciennes écologique, citoyenne et solidaire » ).

Le scrutin s’est fait à bulletins secrets.

Au vu des résultats, les opposants ont annoncé qu’ils engageront un recours contre les délibérations votées.

*****

Au final, le débat a été de bonne qualité. Il y a d’un côté ceux qui estiment que disposer de trois écoles constitue un « luxe » que Louveciennes ne peut plus se permettre, que de toutes manières, la qualité de l’enseignement dispensée à partir de septembre 2024 ne va pas en souffrir, on ne ferme pas de classes mais un bâtiment abritant des classes. C’est différent. Il y a certes un attachement sentimental à une école datant de 1932 qui a vu passer des générations de Louveciennois, c’est toujours un crève-coeur pour les anciens élèves, les enseignants qui s’y sont dévoués et pour ceux encore présents. On sera moins d’accord avec ceux qui estiment que le groupe scolaire Doumer, est« remarquable sur le plan architectural » ; il est plutôt un exemple de la médiocrité architecturale des années 30 comme le bureau de poste (actuellement en vente) avec ses barreaux de prison qui font l’objet d’une défense acharnée de la part de  l’Architecte des bâtiments de France. 

Au-delà de sa position qui consiste à prôner le statu quo, « quoi qu’il en coûte », Pascal Leprêtre a mis en évidence des inconvénients potentiellement sérieux qui peuvent s’entendre et qui méritent qu’on leur apporte des réponses appropriées. On n’en citera qu’un. Celui de l’accessibilité à l’école des Soudanes qui va recevoir le gros des élèves transférés. Un afflux de voitures, même avec des horaires décalés, risque rapidement de se traduire à cet endroit là par une thrombose. C’est peut-être le moment de reprendre une idée (délaissée), celle de Pédibus, un ramassage  scolaire pédestre.

Madame le maire a souligné que « tout changement est porteur d’inconnus, que l’inconnu fait peur » mais elle est convaincue avec son équipe « du bien fondé de cette opération » et que « tout sera mis en oeuvre pour que les enfants soient accueillis dans les meilleures conditions. »

FK

A propos de la retransmission video

La séance du conseil municipal du 30 janvier 2024 a fait l’objet d’une retransmission video d’une durée de 4h18 et est accessible en cliquant sur le lien suivant >>>>> https://www.youtube.com/watch?v=l6CzByRKB7g&t=10s

L’examen du projet de fermeture du groupe scolaire Doumer démarre sur la video à 2h13 

Les prises de vue sont de qualité comme on a déjà pu le noter. Une observation cependant. Depuis le Covid, dans le public, seules quelques personnes assistent aux séances du conseil municipal. En revanche le débat sur la fermeture a attiré la foule des opposants au projet dont on entendait lors de la retransmission vidéo quelques mouvement d’humeur. Comme on n’a pas eu droit à un plan d’ensemble sur le public contrairement à ce qui se fait habituellement, il était difficile de les dénombrer. De même, à l’issue de la séance officielle, on n’aura pas eu de questions venant du public, pratique inaugurée sous le mandat de Pierre-François Viard.

Renvois

(1) Sur le site internet de la commune figure une note « Groupe scolaire Doumer : Vos questions – Nos réponses 

Dans ce document sont fournis quelques données sur les économies attendues par la commune des opérations de restructuration.

« Ne pas conserver les bâtiments de la Fabrique MJC, ceux de la rue Georges Blandon et ceux de la Maison des Enfants dispensera des frais de fonctionnement énergétiques énergivores et des frais de réhabilitation indispensables soit : 

  • Un gain récurrent de fonctionnement d’environ 110 à 120.000 € par an (sur les locaux libérés).  
  • Un gain d’investissement de 800.000 € a minima. 
  • Un gain foncier de plusieurs millions sur la vente des terrains de la Fabrique MJC, des bâtiments rue Blandon et de la Maison des Enfants. Le produit des transactions permettra de financer les rénovations du patrimoine de la ville. »

(2) Nous aurons l’occasion de revenir sur les finances de la commune à l’occasion du vote du budget 2024, de l’approbation du compte administratif 2023, analyses qui tiendront également compte du Rapport d’orientation financière (ROB) et du débat qui s’en est suivi le 30 janvier 2024.

Cet article a 17 commentaires

  1. Jean LeVeilleur

    Vous écrivez « Le scrutin s’est fait à bulletins secrets. » Cela est en totale contradiction avec « Les 22 élus de la majorité municipale ont voté pour (…) Les 7 opposants ont voté contre » !
    Comment pouvez vous le savoir ? Qui vous dit que les élus n’ont pas voté en leur âme et conscience ? Peut-être que 2 opposants ont voté pour et 2 de la majorité contre !

  2. @Jean LeVeilleur
    La contradiction n’est qu’apparente.
    Les élus des oppositions ont clairement affirmé qu’ils étaient CONTRE le projet (5 étaient présents, 2 ont donné leur pouvoir).
    Vous imaginez qu’il y avait incohérence entre leur opinion et leur vote et que symétriquement il y avait le même nombre d’incohérents en face.
    C’est de la spéculation. Pourquoi pas ? Allez plus loin en désignant les élus susceptibles d’avoir des états d’âme les amenant à faire une chose et penser le contraire.

  3. Antoine

    Merci à la Tribune d’avoir résumé de manière claire et neutre cette situation qui touche Louveciennes et qui est complexe.
    Ce que je retiens, c’est que la situation financière de Louveciennes, à l’instar de celle du pays, est très précaire et qu’il nous faut sortir du déni et accepter des décisions douloureuses…
    Le plus inquiétant est qu’il faille vendre les bijoux de famille (= le foncier) pour faire face non pas à des investissements mais à des charges courantes…
    Quelles solutions aurons-nous une fois tous les biens immobiliers vendus?

  4. Commentaire transmis par @Vincent
    Merci pour ce résumé Il me semble que lors de ce conseil municipal tendu, il va y avoir des arrêts supplémentaires de car, avec Ile-de-France mobilités, pour le transport des enfants depuis le quai Conti, la résidence des Angelards et la résidence des Plains Champs. @ Antoine Pour remettre en état les bâtiments publics (notamment la MJC dont le mur se fissure), cela se chiffre en plusieurs centaines de milliers d’euros. La municipalité ne peut pas conserver des bâtiments coûteux à entretenir. Regrouper les 3 écoles en 2 écoles permettra aux associations de pouvoir être regroupées au sein d’une maison des association dans l’établissement Doumer. Si j’ai bien compris, la vente des « bijoux de famille » va servir notamment pour la rénovation thermique des bâtiments conservés ainsi que des recettes pour les droits de mutation. Espérons que les prix de vente ddes bâtiments publics ne soient pas bradés

  5. Christian

    Merci François pour cet excellent article, comme d’habitude !
    Il serait intéressant de savoir :
    1. À qui sera vendue la maison Julien Caen, à quel prix, et quelle sera sa future destinée ? Est-ce un particulier qui va la racheter ? Un promoteur pour la transformer en logement ? En l’aménageant ? En la rasant ? Il me semble utile de rappeler que Julien et son épouse avait fait de ce cette maison un lieu d’échange culturels — ils y recevaient de nombreux artistes. Il me semble utile de rappeler que la mairie, à l’époque, c’est-à-dire en 1976, l’avait acquise pour, précisément, que se perpétue cette tradition culturelle en la transformant en une MJC, inaugurée en 1979. Julien Cain doit se retourner dans sa tombe… et ses héritiers crier au scandale.
    2. Même question pour la maison des enfants. Ceci étant dit, compte tenu des orientations prises par la municipalité, à ce rythme-là, des enfants à Louveciennes, nous n’en aurons plus beaucoup — la commune perdant peu à peu de son attrait, les nouveaux arrivants potentiels se rabattront probablement de plus en plus vers les localités voisines.
    3. Si cette grande opération ne permet de réaliser que de toutes petites économies, quelles sont les autres mesures envisagées dans les mois/les années à venir pour combler totalement le déficit ? Il serait heureux d’en être informé au préalable et non d’être mis une nouvelle fois devant le vote accompli.

  6. Jean LeVeilleur

    C’est juste que vous affirmez quelque chose que vous ne pouvez pas vérifier puisque vous indiquez que le vote s’est tenu à bulletins secrets.
    Donc soit tous les élus vous ont personnellement indiqué leurs votes, soit vous spéculez même si les résultats semblent cohérents avec les forces en présence.
    En général, vos articles sont très factuels, mais là, vous interprétez.

  7. Mariane

    effectivement c’est très dommage de voir ce lieu disparaitre avec toute l’histoire qui est liée.
    D’après ce que l’on m’a dit la maison aurait été achetée par la mairie de Louveciennes. Elle est devenue la maison des jeunes et de la culture en 1978.
    Elle est parait il en très mauvais état…

  8. Vincent

    @ Christian
    Il y a les questions/réponses sur l’école Doumer et sur d’autres sujets sur le site de la mairie :
    https://www.mairie-louveciennes.fr/Accueil/accueil/448/8761
    @ Mariane
    A vérifier mais il me semble que la MJC a été donné par Julien Cain à la commune.
    Effectivement, le bâtiment de la MJC est en très mauvais état. Il y a une fissure sur le mur extérieur.

  9. Louveciennes-Tribune

    La commune a acquis la maison Julien Cain en mars 1976 sans conditions particulières.
    @Vincent > La maison n’a pas été « donnée »….
    @Christian > Aucune condition particulière (par exemple une affectation des lieux à une activité culturelle) ne figurait dans l’acte d’acquisition.

  10. La rédaction

    Lors de la réunion mi-mandat organisée par la Mairie le 6 février 2024, il a été clairement précisé que la maison Julien Cain sera vendue (après le transfert des activités de la MJC dans les bâtiments Doumer) et que cette vente ne sera pas faite à un promoteur ; l’intention de la Mairie n’est pas de remplacer la maison par un immeuble d’autant plus que le site s’inscrit dans une zone bien définie du PLU (zone pavillonnaire). >>> https://www.mairie-louveciennes.fr/Accueil/accueil/448/8761

  11. Vincent

    @ La Tribune
    Si Julien Cain a vendu la MJC à la municipalité en mars 1976, alors on devrait pouvoir trouver, dans les archives, l’acte de vente.
    Je ne sais pas combien peut valoir le bâtiment de la MJC et quel est le coût des travaux pour réhabiliter le bâtiment.

  12. Enervé

    Absent de Louveciennes pour raisons professionnelles, je trouve à mon retour le tohu bohu provoqué par la fermeture de doumer. Je me suis donc farci la video, pas tout, ouf, mais seulement la partie consacrée à Doumer et l’interminable article de FK. Chez ce dernier on sent une certaine gêne. Que diable. Il faut se mouiller !
    Leprêtre a été très habile, bon dialecticien qui domine de la tête et des épaules tous les autres. Mais pourquoi faire ? Il est de tous les combats pour dépenser plus. Les économies il ne connaît pas. En bon socialiste comme disait Coluche « si on leur donnait le Sahara, dans 5 ans, faudrait qu’ils achètent du sable ailleurs ».
    Palewski, d’où sort-il ? se croit encore du temps de Germinal. Il faut lui dire qu’on ne ferme pas de classes mais un bâtiment scolaire. Mais rien ne le fait dévier de son discours miséreux. Et pour finir il cite Pagnol pour faire pleurer les chaumières.
    Les ex-Viard étaient à la peine, ils faisaient pitié. Nusbaumer réclame de la concertation mais a-t-elle existé du temps de Viard ? Le PLU a bien été imposé au forceps… et bien d’autres décisions stupides
    Et la majorité dans tout ça ? La maire sur le reculoir. Richard qui a été à la manoeuvre sur ce projet, grave comme un croque-mort, officiait l’enterrement de Doumer. Au loin dans le public, le choeur des pleureuses. Le silence d’Esnault, à la mine chafouine, était éloquent.
    Alors sur le fond, il fallait bien rationaliser et à en venir à deux écoles (comme à Bougival).
    La concertation avec l’opposition n’aurait rien apporté. Si un blocage. Il fallait donc bien trancher mais l’équipe Parisot aurait dû faire preuve de plus de punch….

  13. Pierre

    La cit at ion « si on leur donnait le Sahara, dans 5 ans, faudrait qu’ils achètent du sable ailleurs » est bien de Coluche mais elle visait les technocrates qui ne sont ^pas uniquement socialiste

  14. Raison gardée

    @enervé fait un numéro déplaisant qui ne devrait pas avoir sa place ici. C’est beacoup trop facile de poléméiquer quand on est caché alors que les élus se retrouvent en pleine lumiere. La fermeture de Doumer est une chose sérieuse. Je comprends le regret des parents. Maintenant que la décision est voté, il faut aller de l’avant. Non Monsieur Richard n’est pas préposé aux enterrements, il fait un excellent boulot pour rassurer les parents et pour que le transfert reussisse. Bonne chance à lui.

  15. FXX

    La maison Cain est classée en zone UN (équipement d’intérêt collectif), ce n’est pas en zone pavillonnaire (classée UH) ! a moins que la mairie ait changé le PLU. C’est une information ? Louveciennes brade tous ses communs : bois classé du Coeur-Volant, Maison Julien Cain etc Quel est le but ? avec un PLU conçu par un élu condamné par la justice pour prise illégale d’intérêt. Ambiance à la SIMENON dans la commune

  16. Dans un dossier de 4 pages figurant dans le numéro de mai 2024 de Louveciennes Echos l’équipe municipale fait un point sur le regroupement programmé des élèves de Doumer (maternelle – primaire) dans les écoles Leclerc et Soudanes lors de la rentrée de septembre prochain.
    >>> https://v.calameo.com/?bkcode=0073028891ca3a46ac952&mode=mini&view=book&showsharemenu=false
    Dans le même bulletin, les oppositions rappellent qu’elles ont introduit un recours auprès du Tribunal administratif (TA) afin d’obtenir une annulation de la décision de fermeture de Doumer. Il serait étonnant que le jugement du TA intervienne avant septembre…

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