Liste « Louveciennes Ensemble »

Pascal Leprêtre, 35 ans, conseiller municipal sortant, conduit la liste « Louveciennes Ensemble », soutenue par le Parti socialiste et les Verts. Il est natif de Louveciennes où sa famille s’est installée il y a 50 ans.
Il est actuellement juriste dans une collectivité locale après avoir exercé les fonctions de responsable de l’urbanisme puis des marchés publics dans une mairie des Yvelines.
A Louveciennes, il a été candidat pour la première fois aux élections municipales en 1995 sur la liste conduite à l’époque par Bernard Hervier. Tête de liste en 2001, il a été élu conseiller municipal.
Il est depuis 2007 président du Tennis Club des Soudanes.
Tribune de Louveciennes – Vous avez été au cours de ces dernières années le principal opposant au Maire. Quel jugement portez- vous sur sa gestion ?
Pascal Leprêtre – Tout d’abord sur la méthode, le Maire a exercé une gestion très autoritaire, il a décidé de tout d’une manière unilatérale. Son action a été caractérisée par un déficit d’explications avec les habitants et même avec ses propres élus. Le conseil municipal, tout le monde peut le constater, n’est pas un espace de débats.
Sur le fonds, le bilan de la gestion est globalement négatif. On a du mal à saisir les priorités. Au début, il s’agissait de restaurer la situation financière mise en difficulté par son prédécesseur, Pierre Lequiller ; pour s’en démarquer, le Maire a instauré la rigueur budgétaire. Et le résultat, au bout de sept ans, est médiocre : la vie économique est dans une situation très critique (avec un effondrement de la taxe professionnelle depuis 2001), un des rares projets, le centre multi-accueil de la petite enfance, se termine par un véritable fiasco et un endettement supplémentaire de 700.000 euros.
TL- Quels sont les projets que vous souhaiteriez voir mis en œuvre au cours des six prochaines années ?
Pascal Leprêtre – Nous avons défini un certain nombre d’axes prioritaires.
En premier, le développement économique qui conditionne tout le reste. En favorisant notamment les implantations sur les terrains Bull, on
gagne de la taxe professionnelle qui est un levier d’action absolument indispensable.
Le logement ensuite ; beaucoup de progrès sont à faire pour mettre en place une offre variée notamment en termes de logements sociaux et permettre aux jeunes Louveciennois de rester dans leur ville. Pour respecter l’objectif prévu par la loi SRU de 20 % de logement sociaux, il faudrait construire environ 250 logements supplémentaires.
Dans le domaine des transports et des déplacements, il faut faire preuve d’imagination. Dans Louveciennes, beaucoup de déplacements se font en voiture pour de petits trajets ce qui n’est pas justifié. Il s’agira de restreindre l’utilisation de la voiture et d’inciter les Louveciennois à se tourner vers des modes alternatifs. Les circuits de la navette, actuellement mal exploités, devront être revus. Il conviendra notamment de desservir des points-clés et à cet égard deux destinations sont à privilégier, d’un côté le bas de Prunay et le Quai Conti (en jonction avec la ligne de la Ratp) et de l’autre Bougival à la jonction de la ligne de bus Chatou/La Celle Saint-Cloud. Il faudra également inciter les Louveciennois à faire plus de marche à pied. Par exemple pour amener les enfants à l’école. Dans ce domaine, une opération Pédibus (déjà menée avec succès par des communes proches comme Rueil et Suresnes) est à introduire avec le soutien de la commune au moment de son lancement. Le vélo compte tenu de la topographie de Louveciennes sera plus difficile à promouvoir sauf le long de la RN 186 et de la RN 13.
Une autre de nos priorités consistera à vivifier la démocratie locale en rapprochant les élus des habitants. Plutôt que de traiter les dossiers en catimini comme on a pu le voir dans celui du centre multi-accueil, il faut écouter les gens. Nous avions lancé une pétition pour exiger une véritable concertation, pétition qui avait recueilli près de 200 signatures et dont le Maire n’a absolument pas tenu compte. Nous envisageons quelque chose d’innovant en organisant ce que nous appelons des Forums citoyens deux fois par an ; dans ce cadre, les habitants pourront s’exprimer sur un thème donné pendant une heure avant la séance officielle du conseil municipal.
Dans le domaine culturel, le patrimoine historique de la commune est sous exploité. Il existe pourtant un véritable potentiel touristique comme par exemple à Auvers-sur- Oise. Les Parisiens qui désirent se promener à Louveciennes et arrivent le dimanche par le train trouvent une commune où tout est fermé, sans la moindre information. Il faut réagir et créer une infrastructure qui favorisera l’attractivité et l’animation de la ville ; nous proposons par exemple un accueil touristique sous la forme d’une antenne du syndicat d’initiative « Louveciennes-Marly » actuellement situé à Marly.
TL – Les marges financières de la commune rétrécissent. Comment allez-vous faire pour financer vos projets (augmenter les impôts, faire des économies et sur quels postes, avoir recours à de nouveaux emprunts) ?
Pascal Leprêtre – Ou comment mener une politique sans ressources. Je crois à une chose essentielle, la mutualisation des ressources que doit permettre l’intercommunalité. On gagnera là des partenariats bien plus bénéfiques et de meilleures subventions de la part de la Région et du Conseil général.
Il faudra également faire un audit des comptes de la commune ce qui permettra de mieux redistribuer les dépenses. Si on prend l’exemple des subventions aux associations, elles sont actuellement attribuées de manière forfaitaire et jamais remises en cause. On ne procède pas une véritable analyse de l’activité et des finances des associations bénéficiaires. Les conventions qui ont été signées sont relativement vagues. Il en est de même des syndicats auxquels adhère la commune. Quel est l’intérêt d’être présent dans certains syndicats sans véritable retour d’investissement ? (Syndicat intercommunal pour l’aviron par exemple). J’ai demandé et obtenu que les représentants de la ville dans les syndicats fassent un rapport au conseil municipal mais cela intervient beaucoup trop tardivement et trop formellement. Le syndicat des Coteaux de Seine, qui a des compétences multiples n’est absolument pas transparent. Il est intervenu dans la réfection du chemin de l’Ariel selon un montage administratif et financier fort complexe et sans clarté.
TL – « Les Coteaux de Seine », la communauté de communes que Louveciennes a constitué avec Bougival et La Celle Saint-Cloud, manque d’ambition dites-vous. Quelles propositions avez-vous à faire ?
Pascal Leprêtre – Première observation, la communauté des Coteaux de Seine est ridiculement petite (37 000 habitants) si on la compare aux communautés voisines, celle de « Versailles Grand Parc » (11 communes, 165 000 habitants) et celle de « La Boucle de Seine » (7 communes dont Chatou,
Croissy, Le Vésinet en tout 167 000 habitants). On a véritablement le sentiment que les maires de nos trois communes ont réalisé cette communauté à contrecoeur, en fait ils n’y croient pas. Nous sommes d’ailleurs les seuls à avoir une approche intercommunale.
Il faudrait élargir le périmètre de la communauté et intégrer Marly-le-Roi, commune avec laquelle nous avons une histoire et des intérêts communs évidents. Nos communes sont situées sur la même ligne ferroviaire. Le marché et le cinéma de Marly-le-Roi sont très fréquentés par les Louveciennois. Nous partageons le musée-promenade. Avec Marly-le-Roi, on aurait une communauté de 56 000 habitants ce qui constitue la masse critique indispensable pour financer efficacement les investissements.
Notre deuxième observation porte sur le champ de compétences actuellement retenu ; il est très étroit ce qui témoigne d’une grande frilosité. Le développement économique se résume à des actions d’animation du commerce local lors des fêtes de fin d’année, les transports à une action de recensement de pistes cyclables…au demeurant inexistantes ! L’exemple de La Celle Saint Cloud, qui vient de réaliser seule une piscine sans y associer Bougival et Louveciennes est l’illustration de cette conception.
Nous proposons de transférer à la communauté les compétences suivantes :
– la gestion des équipements sportifs et culturels, – le développement économique,
– les transports et les déplacements (y compris la voirie).
Le transfert de ces compétences devra se faire dans leur globalité et non sur des points mineurs comme on le fait actuellement. Une taxe professionnelle unique sera mise en vigueur pour permettre de financer les investissements nécessaires, sans pour autant grever les finances de chaque commune. Ce système, s’il avait été mis en place, permettrait à Louveciennes de bénéficier aujourd’hui d’un produit de la taxe professionnelle équivalent à 120 € par habitant contre 80 € aujourd’hui. Tout cela pourra s’opérer sans vider de leur substance les compétences propres de Louveciennes, on aura au contraire plus de moyens d’agir en mutualisant les services publics.
Troisième observation, l’absence de démocratie. De nombreuses communautés de communes, de droite comme de gauche, ont choisi de permettre aux oppositions de siéger à l’organe délibérant (le conseil de communauté), et donc de permettre d’en connaître les travaux autrement qu’une fois l’an lors d’un bref rapport en conseil municipal. Malgré nos demandes répétées, les maires des trois communes s’y sont refusés.
TL – Le maire vient de lancer la rénovation du plan d’urbanisme de la commune (PLU). Comment voyez-vous l’avenir de Louveciennes à moyen terme ?
Pascal Leprêtre – En créant des logements sociaux, pour atteindre un taux de 20%, on peut estimer qu’on aura entre 750 et 1000 habitants supplémentaires.
La commune possède un foncier dont on devra absolument faire l’inventaire (il est actuellement difficile à localiser) et qui permettra de réaliser une partie des constructions sociales. On pourra également arriver à loger les arrivants grâce à la préemption et à la transformation de bâtiments existants. Une certaine densification en résultera mais nous resterons vigilants dans la protection de l’environnement. Je ne propose pas de bétonner Louveciennes.
S’agissant des équipements, il faudra faire un effort dans le domaine culturel mais toujours dans un cadre intercommunal.
Les grandes questions relatives aux transports (tunnel A86, circulation sur la RN 186) relèvent d’échelons de décisions supérieurs (Etat, Région), notre action relève davantage de notre capacité de négociation.
Enfin, si je suis en état de piloter le PLU, je peux dire que cela se fera dans un esprit de grande concertation avec les habitants de Louveciennes.
(Propos recueillis par François Kremper)
*******************************
Pour en savoir plus
Pour suivre la campagne de la liste « Louveciennes-Ensemble », on peut consulter le blog www.louveciennes2008.com
Les 29 candidats de la liste « Louveciennes Ensemble »
1. Pascal LEPRÊTRE
35 ans – Juriste
Conseiller municipal sortant
2. Michèle LEVANTI
61 ans – Urbaniste
Membre de l’association Habitat et Urbanisme
3. Jean-Marie PIDUCH
60 ans – Ingénieur
4. Catherine LE GUERN
46 ans – Infirmière anesthésiste
Conseillère municipale sortante
5. Christian CASTELLANET
51 ans – Ingénieur agronome
Membre de l’association « Les Amis de la Terre »
6. Françoise MASSON
70 ans – Retraitée de l’Education Nationale
7. Gaël DELALONDE
38 ans – Professeur
8. Martine FRACHON
71 ans – retraitée
Députée des Yvelines de 1981 à 1989
Vice-présidente de l’association Amitié France-Chine
9. Sébastien LANDRY
33 ans – Auditeur financier
10. Annie VAN HUFFEL
66 ans – Retraitée de l’Education Nationale
11. Dominique DANO
41 ans – Chef de projet
12. Elisabeth FENOUILLET
59 ans – Secrétaire
13. Guillaume REBOULLET
31 ans – Cadre dans l’industrie automobile
14. Marie-Pierre LE LOHE
65 ans – Cadre du secteur privé à la retraite
Membre du conseil d’administration de l’association Racine
15. Hubert LAFONT
59 ans – Cadre supérieur
Président de l’association intercommunale « Ensemble Autrement »
16. Cécile MOREL-LELU
41 ans – Professeur
17. Pascal LAGUEUX
47 ans – Facteur
Militant syndical
18. Lola SZARY
62 ans – Retraitée
19. Victor GIRARD
90 ans – Médecin psychiatre retraité
Vice-président d’une association médico-sociale
20. Evelyne FABREGUES
56 ans – Professeur des écoles à la retraite
21. Michaël AYIOTIS
52 ans – Consultant en organisation
22. Monique GABRIELLI
68 ans – Retraitée de l’Education Nationale
23. Cyril LALEVEE
33 ans – Chirurgien dentiste
24. Fanny LEROY
22 ans – Etudiante
25. Thomas LAFARGUE
30 ans – Agent commercial
26. Annie DAMVILLE
64 ans – Retraitée
27. Philippe LANDRY
56 ans – Cadre de banque
28. Martine MAY-GODARD
55 ans – Cadre administratif
Ancienne conseillère municipale
29. Alain VERBOIS
60 ans – Cadre de banque
Ancien conseiller municipal

N’hésitez pas nous faire part de vos commentaires ; la rédaction de La Tribune de Louveciennes suivra pour sa part la campagne des candidats de cette liste. Vous en retrouverez les échos dans la partie «commentaires ».
1000 habitants de plus, P leprêtre ne mégote pas. Comme il veut les installer dans des hlm, il doit se dire qu’il augmentera ainsi son « fonds » électoral. Plus sérieusement, peut-il chiffrer ce que cela représente comme classes supplméntaires dans les écoles, comme circulation, comme budget social supplémentaires. Au fait il veut les installer où ? Il dit que la ville a des réserves foncières, qu’il les désigne ! A moins qu’il veuille faire racheter par la ville des appartements au parc du chateua, à dauphine ou dans les clos. On ^pourrait également raser quelques maisons individuelles pour les remplacer par des immeubles sociaux.
Réunion de la liste « Ensemble Autrement » – Mardi 19 février 2008 – Salle Renoir
Elle était animée par Pascal Leprêtre et ses principaux co-listiers devant un auditoire très attentif d’une cinquantaine de personnes (y compris des candidats). En guest star : Jacqueline Penez (*).
La réunion a débuté par un bilan de l’équipe municipale sortante, forcément critique venant de Pascal Leprêtre mais à sa manière, très calme et très documentée. Puis a suivi l’énoncé du programme autour de 4 axes (intercommunalité, démocratie locale, solidarité, développement durable) qu’on retrouvera dans son interview.
La présentation fut un peu longue (une heure et demie), très pédagogique.
Les questions de l’auditoire ont porté essentiellement sur l’urbanisme (conséquences de l’annulation du permis de construire du centre multi-accueil et des habitations sur le terrain de tennis Voisins, instabilité du POS, sort du château du Camp). Elle ont permis à Pascal Leprêtre de préciser sa position sur la construction de 250 logements sociaux (en réponse à l’intervenant qui lui disait que cela faisait beaucoup de surfaces à trouver). En effet, la seule préemption/réhabilitation de logements existants ne permettra pas de remplir l’obligation légale de la loi SRU de 20 % de logements sociaux. Il existe des réserves foncières à Louveciennes (dont le recensement devrait être absolument réalisé par la Mairie), on peut d’ores et déjà citer : rue du général Leclerc (ruelle de la Haute Barre), les terrains de tennis de la rue des Voisins (puisqu’une opportunité s’ouvre), la plaine de Villevert où l’on pourrait construire des logements sociaux d’une qualité exemplaire.
On a beaucoup parlé de développement économique d’abord sous le seul angle des recettes fiscales espérées (taxe professionnelle) permettant de financer les mesures du programme notamment les mesures sociales. Pascal Leprêtre et surtout Jacqueline Penez ont reconnu que la question du développement économique ne pouvait être résolue au seul niveau de la commune et que l’échelon approprié est la Région qui a des compétences reconnues en la matière (par la loi et dans la pratique). A cet égard, sur le dossier de la plaine de Villevert, Pascal Leprêtre dit qu’il en parlé avec le Président de la Région (Jean-Paul Huchon, PS) et que celui-ci est très intéressé par un projet de pôle de nouvelles technologies et de développement durable, un pôle d’excellence.
(*) Jacqueline Penez était candidate du PS, du MRC et du PRG aux dernières élections législatives dans notre circonscription, la 4ème circonscription des Yvelines. Elle est actuellement conseillère municipale de Chatou et conseillère régionale d’Ile-de-France et à ce titre membre de la Commission régionale du développement économique et de la recherche.
Ils vont être content les habitants du parc de chateau si on leur installe une barre hlm sur les terrains des voisins. je vois d’ici la tete de ceux qui ont fait un procès au maire !!!!
Bonjour j’ai découvert votre site par le biais de celui de Pascal Leprêtre. Votre initiative est excellente ! bravo.
Cette liste est la seule qui a élaboré un programme sérieux. Quant aux propos de pierre, no comment !
Qu’avons nous pour l’avenir pour Louveciennes ?
Un maire sortant discrédité par sa gestion financière calamiteuse, l’échec des projets (multi accueil, terrains bull…) tant et si bien qu’il est même abandonné par Pierre Lequiller.
Une liste sorte du chapeau associatif rejeté par son père fondateur « possible » qui se revendique soutenu par l’UMP et qui, bien que critiquant le Maire sortant, propose la même politique.
Une liste socialiste mené par un conseiller municipal sortant présent aux conseils municipaux et qui connaît ses dossiers avec un programme cohérent et raisonné.
Je voterai pour la rupture,
Je voterai pour l’ouverture,
Je voterai « Louveciennes Ensemble ».
PASCAL LEPRETRE A TOUTES LES QUALITES POUR FAIRE UN BON MAIRE DE LOUVECIENNES. Il est jeune, il a de l’expérience et comme vous dites il est sérieux. Malheureusement il a des amis !!
L’an passé c’était Ségolène Royal et sa democratie particpative, cette année c’est Rocard (qui juge Ségolène incompétente avec raison !!!). Il y a enfin cette photo qui tue Pascal Leprêtre avec Huchon condamné pour corruption. D’accord en première instance mais il n’y échapera pas en appel. Pourquoi diable pascal Leprêtre a pris un tel risque ???
La droite devrait balayer devant sa porte. Bedier le président des Yvelines a été condamné pour des faits de corruption beaucoup plus graves que ce qui est reproché à Jean-Paul Huchon (question de forme sur un contrat de travail).
Position de la rédaction de la Tribune de Louveciennes
Nous nous en tiendrons au principe de « la présomption d’innocence » jusqu’au prononcé du jugement définitif. Ceci vaut pour les instances en cours relatives à Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France et de Pierre Bédier, Président du Conseil général des Yvelines. Il est vrai qu’en d’autres temps, sous les gouvernements Jospin et Balladur, la mise en examen d’un ministre conduisait à son retrait (parfois temporaire). Cette « jurisprudence » n’est plus appliquée par le gouvernement actuel ; elle ne s’est pas non plus étendue aux exécutifs locaux.
Quoi qu’il en soit Jean-Paul Huchon est actuellement le président de la Région Ile-de-France en exercice. Quand on connait l’importance du budget de la Région, ce soutien me semble un avantage certain pour la liste de P. Leprêtre. Ce ne sont pas tous les candidats qui peuvent afficher des soutiens d’une telle importance stratégique pour leur ville.
Dans votre compte-rendu de la réunion du 19 plus haut, un point a soulevé mon attention : SORT du CHATEAU du CAMP
De quoi s’agit-il ? Quelles ont été les réponses à cette question ?
Pouvez-vous nous en dire plus ?
Merci pour cela.
Marc
« Le château du Camp »
Le « château du Camp » et son domaine sont situés en bordure de la forêt de Louveciennes et non loin de la RN 186 (derrière l’usine de traitement des eaux).
Sur son histoire, on voudra bien se reporter à l’ouvrage indispensable de Jacques et Monique Laÿ « Louveciennes, mon village » (pages 100 à 102) ; on découvrira notamment qu’à l’origine, au XVIIIème siècle, il s’agissait d’un campement pour des régiments royaux.
La demeure la plus récente date de la fin du XIXème siècle et a eu pour propriétaire un certain Charles-Emile Clerc.
Le domaine avait fait l’objet d’un projet d’urbanisation en 1989 auquel allait s’opposer avec vigueur l’association Racine, créée à cette occasion. L’association s’appuyait notamment sur le fait que cette propriété faisait partie de la « coulée verte » (donc inconstructible) dans le schéma d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne (SDRIF). Son opposition allait faire capoter le projet d’urbanisation.
Une longue période d’incertitudes s’en est suivie et ce n’est que récemment qu’un membre d’une riche famille saoudienne s’est rendu propriétaire du domaine ainsi que de certains des terrains agricoles proches.
La bâtisse actuelle va être démolie et être remplacée par un château impressionnant dans le style du 18ème siècle pour lequel un permis de construire a été accordé en mars 2008.
On soulignera que le nouveau propriétaire possède déjà le Palais rose du Vésinet (construit aux environs de 1900 comme une réplique du Grand Trianon de Versailles) et le château du Verduron à Marly-le-Roi.