Si on allait au restaurant (17) ? « Aux Chandelles » à Louveciennes

Il est temps de reparler du restaurant « Aux Chandelles », idéalement situé Place de l’Eglise à Louveciennes. Notre dernière « critique » gastronomique de ce restaurant date de 2007, un bail (*). Alors qu’aux alentours de nombreuses adresses ont sombré ou changé de propriétaire, surtout depuis le Covid, les Chandelles sont là, immuables, la plupart d’entre nous les ont toujours connues. Stéphane Dohollou est aux fourneaux (depuis 1989), son épouse, souriante, à l’accueil. La salle a été rénovée, une belle terrasse a été ajoutée et accueille depuis peu les clients les beaux jours. Les formules de repas proposées ont toujours du succès.

L’adresse 

Restaurant « Aux Chandelles » 

12 place de l’église

78340 Louveciennes

Téléphone : 33 (0) 1 39 69 08 40

Site internet : http://restaurantauxchandelles.fr/

Le restaurant est ouvert tous les jours sauf : samedi midi, dimanche soir et lundi toute la journée.

Les réservations se font uniquement par téléphone.

Le restaurant Aux Chandelles dispose d’un salon pouvant accueillir jusqu’à 18 personnes.

(« Aux Chandelles » – Photo reprise du site du restaurant) 

La clientèle/l’ambiance

La salle est au premier étage. On y accède par un petit escalier. Elle a été redécorée en 2017 dans des teintes claires, les tables sont recouvertes de belles nappes blanches amidonnées ce qui nous change agréablement d’un modernisme débile. Ambiance « Charme discret de la bourgeoisie », plus de retraités cependant que de Stéphane Audran, Delphine Seyrig ou Bulle Ogier.  

Le service est prévenant, rapide, efficace.

La clientèle compte beaucoup d’habitués. 

Les tables sont bien distribuées, sans voisinage gênant

La grande terrasse (avec son coin apéro) domine un jardin et est très agréable par beau temps.

Le repas

La carte présentée aux clients est courte. Le choix se fait entre trois entrées, trois plats, deux desserts ou un plateau de fromage. Il est possible de se restreindre à une entrée/un plat ou un plat/un dessert. La formule offre également la possibilité de retenir la formule avec le vin (à choisir parmi un bordeaux rouge, un chardonnay blanc ou un rosé).

En entrée, j’avais envie des escargots de bourgogne, cuisinés en cassolette, avec un fond de volaille à l’ail et un flan de cèpes. Excellent. A recommander aux personnes qui hésitent face à la traditionnelle présentation des escargots dans leur coquille qu’il s‘agit de dénicher avec une pince…

J’ai enchaîné avec une très classique pièce de Bœuf sauce crémée aux morilles, qui s’est révélée très tendre, fondante avec un gratin de pommes de terre de Noirmoutier.

J’avais d’abord été tenté par le salmigondis de canard à l’orange et arabica, mais voyant qu’il était accompagné de patates douces écrasées au lait de coco j’ai renoncé ; aversion toute personnelle pour le lait de coco, d’autres aiment beaucoup, c’est comme cela.

Ma compagne a débuté directement par le plat, par un filet de bar, cuit tout en délicatesse, nimbé d’une fricassée de girolles. Accord mer/terre réussi. 

On n’a pas vu le temps passer. Nous étions déjà au dessert. J’ai choisi le gratin de fraises relevé par une glace à la pistache. Simple tout en étant délicieux. Ma compagne a pris un entremet au chocolat arrosé au Grand-Marnier (Cuvée Velours) et accompagné d’une sauce de cacao tiède et d’une glace vanille. 

Le rapport qualité-prix

Avec deux apéritifs, le cocktail maison avec alcool facturé à 6 €, le sans alcool à 4 €, l’addition est montée à 86 €. Même si les prix ont été réajustés lors de cette rentrée (+  4 € pour la formule), le rapport qualité/prix reste très correct. 

On trouve « Aux Chandelles » ce que l’on est venu chercher. Un cadre agréable et tranquille, un service prévenant, une assiette sans esbroufe, le tout à un prix honnête.

Cotation

Nous attribuons « Aux Chandelles » **** sur un échelle de 5 (*****).

Peut-on le recommander  ? Oui, indiscutablement. La meilleure table de Louveciennes. Stéphane Dohollou qui s’était installé dans une certaine routine, disons avant la rénovation du cadre en 2017, s’est pleinement repris et offre une carte inventive, de facture classique. 

Colange 

NB Il va sans dire que l’article est libre de toute publicité ; la personne qui signe ces chroniques sous le nom de Colange visite les établissements de manière anonyme en acquittant régulièrement sa note.

NB La visite du restaurant a eu lieu au cours du mois de septembre 2024.

(*) Article du 12 janvier 2007 >>> https://louveciennestribune.fr/si_on_allait_au/

Menus proposés midi & soir

MENU vin inclus:

-Entrée + Plat ou Plat + Dessert : 38€
-Entrée + Plat + Dessert : 42€

Les vins proposés :
Blanc Viognier/Chardonnay
Rouge Bordeaux
Rosé (Corse ou autre)

MENU sans boisson :

-Entrée + Plat ou Plat+Dessert : 34€
-Entrée + Plat + Dessert : 38€

Formules, septembre 2024

Les Entrées

– Feuilleté d’escalope de foie gras (France) poêlée, sauce aigre douce aux mirabelles et chorizo (Espagne).
– Escargots de Bourgogne et son velouté de volaille aillé, flan de cèpes.
– Pressé de jarret de cochon (France) aux herbes et foie gras (France), ravigote à l’huile de noix et sucrine marinée.

Les Plats

– Pièce de Bœuf (France) sauce crémée aux morilles, gratin de pommes de terre de Noirmoutier.
– Salmigondis de canard (France) à l’orange et arabica, écrasé de patates douces au lait de coco.
– Filet de Bar sur fricassée de girolles et fèves vertes, beurre blanc d’oignons caramélisés.

Les desserts 

– Gratin de framboises à la pistache et sa truffette de pistache glacée.
– Velours de Versailles au Grand-Marnier, sauce cacao tiède et glace vanille.
– Sélection de fromages. 

Cet article a 2 commentaires

  1. Valentin

    les tables sont recouvertes de belles nappes blanches amidonnées ce qui nous change agréablement d’un modernisme débile..
    Je n’ai jamais lu un commentaire aussi pathétique concernant des nappes blanches d’un autre siècle, sûrement rédigé par un « vieux con »
    Allez dire à Alain Ducasse qu’il signe des restaurants d’un modernisme debile parce qu’il s’est affranchi des nappes….

  2. « Le vieux con » préfère les nappes blanches dans un restaurant qui sert une cuisine classique. Maintenant si on lui sert un plat rustique sur une table en bois dans un chalet de montagne, cela lui va aussi. Ce qui lui déplait c’est le faux modernisme au nom de « la branchitude ». @Valentin me lance à la tête une référence indiscutée comme Alain Ducasse. Il a la grande chance semble-t-il de pouvoir fréquenter des tables aussi renommées que le Louis XV à Monaco, et à Paris AD Baccarat, Allard,… Il y a 34 restaurants de par le monde siglés Alain Ducasse. Une remarque en passant. Même « Aux Lyonnais » à Paris, la nappe est de mise….
    Colange

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