Top et flop dans notre environnement (3) : un coup de nostalgie

(Photo aérienne – Louveciennes environ 1950 – Source : Département des Yvelines)

Cette photo aérienne de Louveciennes est le témoignage d’un temps disparu, celui des années cinquante avant la construction des grandes résidences. L’urbanisation est encore discrète, seuls  l’école Doumer et les logements sociaux de la rue de Montbuisson émergent au lointain.

Au ras du sol, la situation est moins idyllique : beaucoup de maisons dans leur jus ancien n’avaient connu ni ravalement de façade, ni coup de peinture sur leurs portes et leurs volets.

La maison placée à l’entrée de la place de l’église illustre le mauvais état de ce patrimoine, à l’image d’une France d’avant les trente glorieuses.

 

(Maison angle de la rue Putelot – Source : Fonds documentaire Jacques & Monique Laÿ)

Depuis, Louveciennes, ainsi que toutes les villes françaises se sont spectaculairement et globalement embellies (si on exclut les entrées des villes avec leurs hideuses et agressives zones commerciales). Cette plongée dans le passé permet de saisir la profondeur des changements. Qui mieux que les  films en noir et blanc (et non affreusement colorisés) des années 1940/50 donnent à voir les stigmates de la stagnation de l’entre deux guerres ? On retrouve ces murs noircis, ces portes branlantes, ces intérieurs pauvrement meublés chez Marcel Carné, Julien Duvivier, Henri Decoin et plus encore dans les films de  Henri-Georges Clouzot. Qu’on songe aux locaux miséreux de l’école de Saint-Cloud où évoluent les personnages (directeur, professeurs, élèves) des Diaboliques.

FK

Cette publication a un commentaire

  1. Bernard

    Belle réponse à tous ceux qui pensent et disent que c’était mieux avant.

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