2014, l’année Joséphine

(Pierre Paul Prud’hon, L’impératrice Joséphine dans le Parc de la Malmaison, 1805, au Musée du Louvre)

Cette année nous commémorons le bicentenaire de la mort de l’impératrice Joséphine. En cette occasion, une importante exposition se tient au Musée du Luxembourg. Dans notre région, le château de la Malmaison n’a pas voulu être en reste. Ses administrateurs ont donc choisi de traiter le thème suivant : « Joséphine, la passion des fleurs et des oiseaux ». Ce thème est justifié car l’impératrice a toujours gardé la nostalgie de la Martinique, son île natale, qu’elle quitta à 16 ans, de ses fleurs et de ses oiseaux multicolores. Elle créa d’ailleurs des serres chaudes dans l’annexe du château de la Petite Malmaison tout proche où elle aimait tant se promener. Elle entretint une correspondance suivie avec Monsieur Dubouchage, Préfet des Alpes-Maritimes, qui, grâce à son aide, créa le premier jardin  exotique de la Riviera.

L’idée était donc bonne mais la réalisation plutôt chiche. En effet que voit-on ? Au rez-de-chaussée une cage avec une dizaine d’oiseaux et au deuxième étage quelques pages du livre de Redouté consacré aux roses et c’est à peu près tout. L’ensemble est cependant égayé par des installations tout à fait convaincantes réalisées par les élèves de l’école municipale de la ville.

Pour employer le vocabulaire du Guide Michelin, cette manifestation ne vaut pas le voyage, pas même un détour, tout juste une étape sauf si bien sûr vous ne connaissez pas le château de la Malmaison.

A propos, on peut poursuivre jusqu’à l’église Saint-Pierre-Saint-Paul toute proche. Celle-ci n’est pas particulièrement remarquable. A l’intérieur, plutôt sombre, vous aurez cependant l’œil attiré par deux monuments. L’un à gauche de l’autel est consacré à la Reine Hortense, mère de Napoléon III, l’autre à droite est la tombe de Joséphine. Ils sont respectivement l’œuvre de Jean-Auguste Barre et de Pierre Cartellier. Tous les deux sont des sculpteurs néoclassiques. Le premier a représenté la Reine Hortense agenouillée sur un coussin les bras ballants avec au-dessus de sa tête un ange faisant de grands signes. Son confrère a préféré reprendre la composition de l’immense tableau de David représentant le couronnement de Napoléon où l’impératrice est à genoux sur un coussin les mains jointes, le visage recueilli. Assurément il a fait le bon choix.

Jean-Claude Bertrand

(Tombeau de l’impératrice Joséphine, œuvre de Pierre Cartellier, Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil-Malmaison)

 

 

 

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